Mes derniers avis romans:

jeudi 22 juin 2017

La vie, la mort, la vie: Louis Pasteur (Erik Orsenna)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions Le Livre de Poche (5 Avril 2017)
numéro 34439
Collection Littérature & Documents
224 pages
ISBN-10: 2253069000
ISBN-13: 978-2253069003
Genre: Biographie
Lu le: 11 Juin 2017
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Treize années durant, chaque jeudi après-midi, l'Académie française m'a offert le privilège d'avoir comme voisin le Prix Nobel de médecine, François Jacob.
Comme deux potaches, nous bavardions. Mon ignorance abyssale en biologie l'accablait.
C'est lui qui m'a donné l'idée de ce livre : "Puisque, par on ne sait quel désolant hasard, tu occupes le fauteuil de Pasteur, plonge-toi dans son existence, tu seras bien obligé d'apprendre un peu !"
Voici, racontés par un ignorant qui se soigne, quelques-uns des principaux mécanismes de la vie.
Voici mises à jour les manigances des microbes, voici dévoilés les sortilèges de la fermentation, voici l'aventure des vaccinations. Voici, bien sûr, la guerre victorieuse contre la rage.
Voici Marie : plus qu'une épouse, une complice, une organisatrice, une alliée dans tous les combats.
Voici un père qui a vu trois de ses filles emportées par la maladie à deux ans, neuf ans et douze ans. La mort ne lui aura jamais pardonné d'avoir tant fait progresser la vie.
Dans ce XIXe siècle assoiffé de connaissances, voici LE savant.

Mon avis:

            Connaître la vie plus en détails de Louis Pasteur dans un petit livre était très enthousiasmant mais savoir que l’auteur est un académicien m’a un peu fait peur. Car pour moi, qui dit académicien, dit emploie de grands mots et de phrases alambiquées… Et avec grande surprise et grand bonheur, Erik Orsenna bien au contraire, emploie non seulement un vocabulaire courant mais il réussi parfaitement à nous raconter une histoire. Et quand on sait que le « scénario » est en fait une biographie, la maîtrise de style est géniale. 

Points de vue/Critiques:

Oubliez la biographie nous racontant la vie de tel personnage par tranches d’âge chapitres après chapitre. Dans ce livre, Erik Orsenna mélange les chapitres traitant de l’homme et ceux traitant de ces travaux, même si pour cela il garde toujours une trame chronologique classique. Mais chaque petit chapitre est concentré sur une histoire de vie concernant Louis Pasteur. 
Par ce biais, lorsque l’on n’est pas du tout axé biologie et sciences, ce livre est tout à fait accessible! Puisque l’auteur lui-même ne s’y connaissait pas du tout en biologie, tout est raconté et décrit de manière simple et compréhensible. 

On (re)découvre donc un homme qui avait une foi inébranlable dans sa famille, que se soit pour ses parents qu’il chérissait plus que tout ou pour sa femme, qui a dû traverser une accumulation d'épreuves personnelles déchirantes (la perte de trois filles) et pour qui le travail de recherche était plus qu’une vocation mais plus un moyen de survie. Même si ses nombreux détracteurs prétendent, avec plus ou moins de raisons, qu’il avait fait ses découvertes en se basant sur des recherches déjà très avancées d’autres confrères, on ne peut pas nier que Louis Pasteur avait tout de même ce don inné pour la biologie avec un caractère de foi et de détermination allant avec. 

En bref:


            Sous les mots simples d’Erik Orsenna qui nous raconte littéralement une histoire, on (re)découvre la vie de Louis Pasteur en tant qu’homme comme en tant que scientifique. Beaucoup de choses sont à apprendre grâce à ce livre, que l’on connaisse déjà plus ou moins Louis Pasteur ou que l’on soit scientifique ou pas du tout. 

mardi 20 juin 2017

Les misérables (Victor Hugo)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions Le Livre de Poche (13 Août 2014)
Collection Jeunesse
352 pages
ISBN-10: 2010008995
ISBN-13: 978-2010008993
Genre: Classique
Lu le: 14 Juin 2017
Ma note: 15/20





Résumé/4ème de couverture:

Le destin de Jean Valjean, forçat échappé du bagne, est bouleversé par sa rencontre avec Fantine. Mourante et sans le sou, celle-ci lui demande de prendre soin de Cosette, sa fille confiée aux Thénardier. Ce couple d’aubergistes, malhonnête et sans scrupules, exploitent la fillette jusqu’à ce que Jean Valjean tienne sa promesse et l’adopte. Cosette devient alors sa raison de vivre. Mais son passé le rattrape et l’inspecteur Javert le traque…

Mon avis…:

…Général :

            N’ayant jamais étudié ce grand classique de la littérature française au collège ou au lycée, je dois avouer que je ne connaissais pas du tout l’histoire, seulement les personnages. Et comme je rebute à lire ces classiques du fait de leurs descriptions souvent très longues et de l’utilisation d’un langage châtié et soutenu qui fait en sorte que la lecture n’est pas fluide puisque l’on bute sans cesse sur la signification, je n’avais vraiment pas envie de découvrir les presque 1500 ou 2000 pages de l’oeuvre originale. Alors autant me réconcilier avec les grands classiques et enfin connaitre cette histoire avec une oeuvre abrégée! Alors oui, certains s’insurgent des oeuvres abrégées, ce que je peux comprendre, mais elles ont l’avantage de compenser ses lacunes et de mettre les pieds dans le plat avec une première approche.

Au final, lu en lecture commune avec Florence du blog Flo&Books (dont vous pouvez retrouver sa chronique ici), j’ai adoré et dévoré cette oeuvre magistrale avec un gros coup de coeur pour tous ses personnages qui sont la grande force de l’histoire, véhiculant au mieux les valeurs à en tirer. Je n’ai pas été gênée par le style d’écriture, que je n’ai pas trouvé haché, lourd, trop descriptif et incompréhensible, mais cela est difficile de juger puisque cela est sûrement dû à la forme abrégée. 

….Sur les personnages :

            Jean Valjean, Cosette, Gavroche, les Thénardier, autant de noms connus sans réellement connaître ces personnages. Que se soit l’héroïsme et la bonté, la pauvreté et la détresse ou le machiavélisme et la fourberie, tous ces traits de caractères se retrouvent dans les personnages que l’on aime suivre dans leurs pérégrinations au gré de leurs valeurs.

Un personnage que je ne connaissais pas du tout et dont j’ai fait la connaissance c’est Marius, qui a en plus, un rôle assez majeur dans l’histoire. En revanche, est-ce que c’est parce que je ne le connaissais pas avant, mais c’est le personnage que j’ai le moins préféré, qui m’a paru plus fade et moins charismatique que les autres, créant un petit passage à vide au milieu de ma lecture.

Au contraire, Gavroche était mon personnage fétiche avant de découvrir l’histoire, mais je suis très surprise et déçue par le fait qu’il ne prend pas finalement une place majeure et qu’en plus son destin est tragique…

Et finissons par Jean Valjean, qui est non seulement le héros suprême de cette histoire mais aussi le héros par excellence de la littérature française! Exit les hommes ou femmes aux supers pouvoirs qui montrent leurs forces et leur suprématie au service des autres, Jean Valjean les bas tous. Regroupant toutes les plus belles valeurs humaines par ses actions et ses dires, c’est un homme avec un grand H définissant ce qu’est l’humanité.

Points de vue/Critiques:

J’ai beaucoup aimé la plume malicieuse de Victor Hugo qui se révèle être en effet, un petit rigolo qui aime jouer avec le lecteur et le mener en bateau. Heureusement, on sent parfaitement sa bienveillance dans cet amusement qui ne dure jamais très longtemps. 
En effet, Victor Hugo s’amuse plus précisément avec les prénoms de ses personnages. Il les change, nous donnant l’illusion de l’arrivée d’un nouveau personnage, mais après avoir compris la feinte de l’auteur, ce dernier nous avoue la vérité et nous procure un joli sourire sur notre visage. Et puis si les longues descriptions ont été éclaircies dans cette version, la plume de Victor Hugo n'a pas été dénaturée. Alors merci Monsieur Hugo!

En revanche, un petit bémol concernant l’édition, c’est les titres des chapitres qui sont malheureusement trop révélateurs dans ce qu’il va suivre. L’effet de surprise est ainsi caduque, dommage… 

En bref:

                        Ce classique et monument de la littérature française du 19ème siècle n’est plus un inconnu pour moi. Ravie d’avoir pu enfin découvrir la plume et l’espièglerie de Victor Hugo grâce à ce chef-d’oeuvre réunissant littérature, humanité et vie, dans lequel les personnages sont charismatiques et attachants, tout en fournissant une belle palette des valeurs humaines, notamment avec Jean Valjean, héros suprême. 

jeudi 15 juin 2017

Sauveur & Fils, saison 3 (Marie-Aude Murail)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions L’école des loisirs (1er Mars 2017)
Collection Médium
320 pages
ISBN-10: 2211232396
ISBN-13: 978-2211232395
Genre: Jeunesse
Lu le: 10 Juin 2017
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Au numéro 12 de la rue des Murlins, à Orléans, vit Sauveur Saint-Yves, un psychologue antillais de 40 ans, 1,90 mètre pour 80 kg. Dans son cabinet de thérapeute, Sauveur reçoit des cas étranges comme ce monsieur Kermartin qui pense que ses voisins du dessus ont installé une caméra de vidéosurveillance dans le plafond de sa chambre à coucher ou comme Gervaise Germain qui s'interdit de prononcer le son « mal » par crainte qu il ne lui arrive un MALheur. Mais Sauveur reçoit surtout la souffrance ordinaire des enfants et des adolescents : Maïlys, 4 ans, qui se tape la tête contre les murs pour attirer l'attention de ses parents, Ella, 13 ans, cyberharcelée par ses camarades de classe, Gabin, 17 ans, qui ne va plus au lycée depuis qu'il passe ses nuits dans World of Warcraft, Margaux, 15 ans, qui en est à sa deuxième tentative de suicide ou sa sœur, Blandine, 12 ans, que son père aimerait mettre sous Ritaline pour la « calmer »...Sauveur peut-il les sauver ? Il n'a que le pouvoir de la parole. Il ne croit pas au Père Noël, mais il croit en l'être humain.

Mon avis…:

C’est le troisième tome de « Sauveur & fils » et c’est non seulement, toujours un plaisir, un bonheur et une décompression totale à la lecture, mais en plus on ne s’en lasse pas tout en ayant une qualité de l’histoire qui reste égale, voire qui augmente… 

Points de vue/Critiques:

Tels que Ella Kuypens, Margaux et Blandine ou Gabin, on a ravi de retrouver pour cette troisième saison, les petits patients de Sauveur pour lesquels on est pris d’affection et donc d’inquiétude et de curiosité quand à leur thérapie et leur évolution personnelle. Petit à petit ils deviennent des connaissances auxquelles on s'attache et pour lesquelles on se tracasse dès qu'on n'a plus de nouvelles où qu'ils ont une rechute. Et c’est dans ces cas-là, que l’on peut prendre conscience de cette difficulté que doit avoir le psychologue en tant de professionnel à prendre du recul, nécessaire à la bonne pratique de son métier.
Afin d’ajouter un peu de nouveauté (et de réalisme), Sauveur reçoit de nouveaux patients dont la petite Maïlys ou M. Kermartin qui reflètent assez bien les problèmes de la société actuelle. On retrouve donc des cas de harcèlement scolaire, de recherche d’identité sexuelle ou parentale, de tentative de suicide, d’enfants « adultifiés », d’alcoolisme et de terrorisme. Face à ses patients, on retrouve toujours, le calme, le professionnalisme et la justese du psychologue en Sauveur Saint-Yves. Mais même si dans les tomes précédents, sa rigueur et son professionnalisme ont fait de lui sa réputation, il est très intéressant (et aussi presque logique et soulageant de sa part), que dans ce tome, on retrouve un Sauveur qui sort un peu des sentiers battus et qui sort de ses gonds quelque fois.
Et avec autant de sujets « difficiles » abordés, Marie–Aude Murail arrive à traiter tout cela avec pudeur mais réalisme. Elle nous fait ainsi comprendre qu'il est toujours possible de retrouver le bonheur malgré les tragédies et les épreuves de la vie, qu’il ne faut en aucun cas renoncer à la joie, ni céder à la peur, à la haine ou à la violence…
Néanmoins, le côté rue de la maison Rue des Murlins, c’est-à-dire le cabinet de psychologie, m’a semblé un peu moins présent et développé par rapport aux tomes précédents, avec un accent davantage mis sur le côté jardin donc privé. J’ai eu l’impression que lorsqu’on abordait les patients dans le cabinet, le déroulement de la séance était très vite « baclé »… Je suis ainsi restée sur ma faim concernant les visites des patients que j’aurais aimé plus développées et donc plus longues.
En bref:         

            Dans ce troisième opus de « Sauveur & fils », le « Docteur Sauveur » poursuit de nouvelles aventures cocasses et continue d’explorer les innombrables composantes de la psyché humaine tout en passant au crible quelques uns des thèmes actuels de notre société. Pour cela, on retrouve les patients du début auxquels on s’attache et on s’inquiète et de nouveaux patients qui vont commencer à faire perdre la raison à Sauveur qui sera, cette fois-ci, encore plus partagé dans sa façon de jongler entre vie privée et vie professionnelle. 

Autour du livre:      
  • Saison 1 (ß chronique à retrouver ici)
  • Saison 2 (ß chronique à retrouver ici)