Mes derniers avis romans:

dimanche 24 septembre 2017

Collaboration horizontale



Scénario: Navie
Illustrations: Carole Maurel
Nationalité des auteurs: Française
Editions Delcourt (18 Janvier 2017)
Collection Mirages
144 pages
ISBN-10: 2756065714
ISBN-13: 978-2756065717
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Septembre 2017
Ma note: 16/20



L’histoire:

            Le quotidien d'un immeuble et d'une communauté de femmes solidaires dans le Paris occupé, en 1942. Pour sauver Sarah, son amie juive, Rose entame une relation passionnée un officier allemand.

Mon avis:

Une bande-dessinée traitant à la fois de la Seconde Guerre Mondiale et des femmes, il n’en fallait pas plus pour me convaincre de l’emprunter! Malgré quelques petits détails gênants, c’est une super histoire sur la cohabitation avec les nazis qui se focalise particulièrement sur les femmes habitant dans un même immeuble. On peut donc y voir que dans une telle « petite » surface, de nombreux évènements s’y déroule et de multiples sentiments en ressortent. 

Au début de l’histoire, on fait connaissance avec des habitants qui se connaissent tous, qui s’apprécient plus ou moins et qui mènent leur vie le plus banalement possible selon les circonstances de l’époque. Et au fur et à mesure que la guerre s’intensifie, la tension monte aussi à travers les étages. Chaque femme va devoir faire preuve de beaucoup plus de vigilance et penser à sa survie à un moment ou a un autre. Entre solidarité, arrangements avec les nazis, confidences et traîtrise, elles vont devoir faire des choix… Si les personnages sont essentiellement féminins - mobilisation oblige - les personnages masculins ne sont pas totalement oubliés, et l’un d’entre eux sera à la base d’une histoire d’amour...

Les petits détails qui ont pu légèrement me déranger viennent du rythme. En effet, l’histoire de l’album commence avec une adolescente qui confie ses peines à Rose, sa grand-mère, qui lui parlera de sa jeunesse. C’est une bonne introduction à l’histoire, mais qui est malheureusement un peu trop brève. On a donc l’impression de mettre un peu les pieds dans le plat malgré cela. Et ce sentiment de rapidité, je l’ai retrouvé tout au long de ma lecture. Ce n’est pas au niveau de la compréhension de l’histoire que cette rapidité a été gênante, mais plutôt dans la reconnaissance des personnages. Je suis retournée plusieurs fois en arrière pour savoir qui était qui.

En bref:

            Avec de très beaux dessins, Collaboration horizontale nous offre une belle palette de femmes vivant dans un immeuble au coeur de l’Occupation. Autour d’une principale et belle histoire d’amour, on découvre le quotidien et les choix difficiles que devront faire ces femmes pour leur vie ou leur survie.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque



Carnet de santé foireuse





Scénario et Illustrations: Pozla
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Delcourt (9 Décembre 2015)
368 pages
ISBN-10: 2756066397
ISBN-13: 978-2756066394
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Septembre
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Une maladie de crohn détectée sur le tard, une hospitalisation difficile et un carnet de croquis comme bouée de sauvetage... Pozla nous plonge dans un voyage graphique détonnant, témoignage brut imprégné d'autodérision, d'humour et de poésie.

Mon avis:

Pozla nous illustre au travers de ses dessins, tout son vécu personnel en ce qui concerne sa maladie: son long diagnostic, son traitement et son avenir incertain. Après de longues années de souffrance, qui faisait presque partie de sa vie quotidienne (car après il ne s’agissait « que » de douleurs au ventre), « un mot est enfin posé sur ses maux ». Après cette étape perçue à juste titre comme un soulagement, le questionnement et l’aventure flou pointent rapidement à l’horizon. Quels sont les traitements? En guériront réellement? 

J’ai beaucoup aimé la simplicité avec laquelle l’auteur nous livre son intimité (médicale et personnelle). En effet, il nous livre son vécu, ce qui s’est réellement passé, ce qu’il a ressenti mais je n’ai a aucun moment perçu de l’amertume, de la dénonciation, de la colère. Et avec tout ce qu’il lui est arrivé sur le coin de la tête, beaucoup (moins la première) aurait pété les plombs. 
Son message et ses émotions passent alors davantage dans sa façon d’illustrer les choses et tout particulièrement avec l’utilisation des couleurs, subtile et juste. Elles sont peu présentes mais quand elles sont là, on sait que cela reflète quelque chose de plus profond et l’on s’attarde sur le dessin. 

Face à un sujet grave qui peut mettre mal à l’aise certaines personnes, l’auteur arrive à ne jamais instaurer d’ambiance lourde et mortifère. Tout en réussissant à se livrer pour toucher le lecteur d’une manière ou d’une autre, une certaine distance est tout de même mise en place pour éviter l’apitoiement sur soi.

Le récit autobiographique est parfois entrecoupé par des explications médicales, scientifiques par des dessins techniques afin d’expliquer les propos. On apprivoise ainsi plus facilement tous les aspects et le fait de parfois retrouver « l’angle de vue » des oiseaux à l’extérieur de l’hôpital est rafraîchissant et drôle.

En bref:

            Tel un traitement, Rémi Pozla se livre pleinement et totalement au travers de ses dessins, comme une sorte d’exutoire, pour nous montrer de façon chronologique toutes les étapes traversées durant son calvaire, des symptômes à la rémission en passant par le diagnostic, les traitement et les rechutes. Les illustrations sont superbes et expriment parfaitement les émotions qui jaillissent des pages. Le tout ne tombe jamais dans la lourdeur, le sombre ou la tristesse.


Harmony, tome 2: Indigo




Scénario et Illustrations: Mathieu Reyes
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Dupuis (2 Septembre 2016)
56 pages
ISBN-10: 2800165847
ISBN-13: 978-2800165844
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 14 Septembre 2017
Ma note: 17/20





Mon avis:

Ce deuxième tome m’a beaucoup plus emballé que le premier. Alors que dans le tome 1, on ne fait pas vraiment connaissance avec Harmony, où l’on découvre qu’il s’agit d’une jeune fille qui semble posséder, on ne sait ni comment ni d’où, des pouvoirs et qu’elle semble être recherchée tel un cobaye, ce deuxième tome répond à toutes ces questions!
On apprend alors l’origine de ses pouvoirs, ses causes et ses conséquences. L’histoire, en plus de soulever toutes ces zones d’ombres initiales, apporte également les enjeux scientifiques, thérapeutiques, financières et politiques.

L’histoire de ce deuxième tome est donc antérieure à celle du premier tome. Dommage que les auteurs n’aient pas garder l’ordre chronologique et inverser les tomes, car la lecture du tome 1 peut laisser assez perplexe. 
Autre petite chose que je n’ai pas compris, c’est le titre du tome (tout comme pour le premier, je n’avais pas compris…!)

En bref:

            Un bien meilleur deuxième tome que le premier où l’histoire est celle antérieure au premier tome donc toutes les questions et la logique se révèlent. Dommage que les deux tomes ne soient pas sortis selon l’ordre chronologique de l’histoire mais en ayant toutes les clés et les enjeux en main, hâte de découvrir la suite des aventures d’Harmony.

Autour du livre:
  • Tome 1: Memento (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Le rêve du papillon, tome 4: Hamster au printemps




Scénario: Richard Marazano
Illustrations: Luo Yin
Nationalité des auteurs: Française et Chinoise
Editions Dargaud (5 Juin 2014)
56 pages
ISBN-10: 2205068369
ISBN-13: 978-2205068368
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 16 Septembre 2017
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

Tutu s'est réveillée dans un monde inconnu et absurde où l'hiver est éternel. Un monde gouverné par un dictateur, où des lapins bizarres la suivent partout, et dont les habitants ne l'aiment pas beaucoup... La petite fille ne souhaite très vite qu'une seule chose : rentrer chez elle.

Mon avis:

Avec surement la plus belle couverture de la série, ce quatrième tome clôt cet univers onirique et poétique. Même si certaines révélations nous avaient été données dans le troisième tome, on, retrouve de belles surprises dans ce final. Pour tout ce qui concerne le climat, l’éternel hiver et les papillons rien de nouveau n’est dévoilé. En revanche, on sait qui se cache derrière le gouverneur (cette affaire est drôle et ne traîne pas!) ou sous le masque du cerf-voleur, et jusqu’à la toute fin, on ne sait pas les choix que prendra Tutu et ce qu’elle deviendra. 

En bref:

            Avec son univers particulier et ses illustrations empreintes de douceur, cette petite série posséde une âme particulière qui nous embarque littéralement dans les rêves et son univers magique. Le retour à la réalité s’effectue en douceur, tout en accompagnant sa petite héroïne, et nous a fait passer un très beau moment.

Autour du livre:

  • Tome 1: Lapins sur la lune (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: Stupides! Stupides espions! (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 3: Les ficelles du cordonnier (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque




Miss pas touche, tome 4: Jusqu'à ce que la mort nous sépare




Scénario: Hubert
Illustrations: Kerascoët
Nationalité des auteurs: Française
Editions Dargaud (21 Août 2009)
Collection Poisson Pilote
48 pages
ISBN-10: 2205062921
ISBN-13: 978-2205062922
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 17 Septembre 2017
Ma note: 15/20


L’histoire:

            Blanche a été piégée par quelques unes de ses compagnes pensionnaires du "Pompadour". Et son Antoine aussi a disparu. Blanche se transforme aussitôt en aventurière amoureuse enquêtrice.
Oubliant toute notion de sécurité, elle se lance à la recherche du beau jeune homme au cœur tendre, et se rend compte que les rapports de son doux amoureux à sa mère se compliquent...
Antoine est séquestré, et Blanche ne recule devant rien pour le libérer.
Mais, forcément, ce n'est pas facile car on ne s'improvise pas aisément femme d'action.
Et puis, la liberté retrouvée, la vérité n'est pas toujours plus simple...

Mon avis:

            Après avoir vraiment bien aimé les trois premiers tomes qui nous offraient une histoire dense, rythmée et loin d’être toutes roses ce quatrième tome est assez décevant… De façon générale, l’histoire semble un peu tourner en rond ou du moins elle manque de poids, de coffre. On retrouve Blanche qui recherche désespérément Antoine dont elle se fait toujours des films malgré l’évidence… Elle est totalement naïve et la révélation concernant la vraie personnalité d’Antoine semble n’étonner qu’elle! De plus, l’histoire est également à moitié focalisé sur la mère de Blanche, une vie légère et sans grand intérêt. D’ailleurs, le livre se termine sur elle, dommage, j’espère qu’il y aura d’autres tomes qui suivront car on aimerait terminer sur Blanche et son futur.

En bref:

            Un quatrième volet assez décevant et clairement en dessous des autres où non  seulement l’histoire n’est pas assez centrée sur Blanche, mais qui est en plus donne l’impression de tourner en rond.

Autour du livre:
  • Tome 1: La vierge du bordel (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: Du sang sur les mains (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 3: Le prince charmant (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque