mercredi 24 mai 2017

Matilda (Roald Dahl)


Titre original: Matilda
Traduction: Henri Robillot
Nationalité de l’auteur: Galloise
Illustrations: Quentin Blake
Editions Gallimard (2007)
Collection Folio Junior
256 pages
ISBN-10: 2070576965
ISBN-13: 978-2070576968
Genre: Jeunesse
Lu le: 17 Mai 2017
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

            A l'âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d'être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable.

L’histoire:

Matilda est une toute petite fille aux capacités extraordinaires: avant même d'aller à l'école, elle apprend à lire, et dévore tout ce qui lui tombe sous la main, des livres de cuisine aux romans d'Hemingway. Elle sait faire des calculs extrêmement compliqués, bref, elle est très intelligente. Un rêve pour tous les parents, non?
Et bien sauf pour ceux de Matilda: sa mère passe ses après-midi à jouer au loto, et son père est un vendeur de voitures qui escroque ses clients. La petite fille n'a qu'un soutien: Mlle Candy, sa maîtresse, prête à tout pour l'aider. Mais sur le chemin se dresse une silhouette terrifiante, celle de Mlle Legourdin, la directrice, qui déteste les enfants, et surtout Matilda...

Mon avis…:

            Après avoir beaucoup aimé « le BGG » qui m’a aussi permis de découvrir Roald Dahl, il me tardait de lire « Matilda » tout comme « Charlie et la chocolaterie ». Beaucoup de personnes ont vu leur enfance bercée par les livres de Roald Dahl, mais pour ma part, je ne connaissais pas, alors mieux vaux tard que jamais! 

Points de vue/Critiques:

Par sa lecture facile, mais aussi et tout simplement parce que c'est une belle histoire prenante et envoutante, j’ai lu Matilda en un seul jour. 
Dans ce roman destiné à la jeunesse, le scénario n’est pas pour autant facile et simplet puisque l’on y retrouve beaucoup de profondeur, qui semble être la signature caractéristique de l’auteur! Non, il peut aussi s’adresser à des adolescents ou des adultes. 
En effet, deux mondes différents s’opposent dans ce livre: le monde des apparences, et le monde de l’intelligence. On devine très vite que Matilda appartient à cette seconde catégorie puisque c’est une petite fille est douée et particuliérement intelligente, curieuse de tout et surtout passionnée par les livres. Comme le dit Roald Dahl au début de l'histoire, n'importe quel parent un tant soit peu malin serait extrêmement fier d'avoir une fille pareille! Mais pas les parents de Matilda puisque pour eux l’important est l’apparence. A l’image de sa mère qui explique à Mlle Candy que ce n'est pas avec son QI que sa fille trouvera un mari et une bonne situation financière ou de son père qui tient plus ou moins le même discours mais au sujet des voitures.
Difficile alors dans ces conditions de ne pas prendre Matilda d’affection! Elle est forte, maligne, digne et sympathique. Et on se délecte de ses petites vengeances envers les méchantes personnes créant de petites histoires indépendantes en début de livre. Puis, vers le milieu du récit, l’histoire prend un seul fil conduction pour arriver à son dénouement.

Et même si ce roman est assez court et centré sur Matilda, Roald Dahl arrive parfaitement à nous montrer les personnalités proposer que chacun des autres personnages: les parents de Matilda, Melle Candy, Melle Legourdin. Seul le petit frère de Matilda semblait être plus effacé. 
Et en plus d’être charmée par Matilda, on l'est tout autant par la plume de Roald Dahl! Narrateur du livre, il n’hésite pas à partager clairement son avis avec le lecteur, égreinant le récit de ses quelques pensées créant ainsi un lien fort avec le lecteur! 

En bref:

            Une très jolie histoire portée par un petit personnage auquel on ne peut que s’attacher et par la plume si caractéristique et plaisante de Roald Dahl, qui sait en plus parfaitement distiller de jolis messages dans une histoire à l’origine destinée à la jeunesse mais qui parle finalement aux personnes de tout âge. 


mardi 23 mai 2017

Quelques jours de nos vies (Clare Swatman)




Titre original: Before You Go
Traduction: Claire-Marie Clévy
Nationalité de l’auteur: Anglaise
Editions Presses de la Cité (11 Mai 2017)
360 pages
ISBN-10: 2258137586
ISBN-13: 978-2258137585
Genre: Contemporain
Lu le: 16 Mai 2017
Ma note: 15/20



Résumé/4ème de couverture:

            Zoe et Ed étaient prédestinés à s'aimer. Aujourd'hui, en couple depuis vingt ans, ils traversent côte à côte les plaines et les sommets de la vie conjugale. Comme un couple de vingt ans, ils s'embrassent tous les matins. Sauf que ce matin-là, Zoe est excédée et envoie balader Ed... qui meurt, fauché par un bus. Comment Zoe pouvait-elle savoir que c'était la dernière fois qu'elle le voyait ? Mais était-ce vraiment la dernière... ? 
Quelque temps plus tard, Zoe se réveille dans sa chambre de jeune fille. La vie semble lui avoir offert une seconde chance : revivre les moments les plus importants de son histoire avec Ed. Et les revivre en mieux, afin d'en changer le destin... 

Dans ce roman chatoyant d'émotion, Clare Swatman brosse le portrait d'un homme et d'une femme et interroge les ressorts du couple, confronté aux problématiques du deuil ou de l'infertilité.  Quelques jours de nos vies séduira toutes celles et tous ceux qui n'ont pas honte 
de pleurer en lisant un bon roman. Préparez vos mouchoirs !

Mon avis…:

Ce livre est une jolie surprise! En effet, ce sont les éditions Presses de la Cité qui me l’ont envoyé spontanément, donc merci à eux pour cet envoi et pour m’avoir fait confiance! Effectivement, ce livre avec sa couverture magnifique que j’ai longtemps caressé à sa réception pour mieux m’en imprégner (^^) et son résumé de 4ème de couverture me convenait parfaitement et répondait clairement à ce que j’aime lire!
Au final, ce n’a pas été un coup de coeur et je n’ai pas sorti les mouchoirs comme annoncés dans le résumé, mais j’ai tout simplement passé un bon moment de lecture, léger et frais, de circonstances parfaites pour le début des beaux jours!

Points de vue/Critiques:

« Quelques jours de nos vies » est le premier opus de Clare Swatman et même si aucune erreurs ou désagréments majeurs n’est à révéler, on sent tout de même que nous sommes en présence d’un premier livre. De façon générale, que se soit dans l’histoire, les faits et évènements, et même dans les personnages, il manque un petit quelque chose qui nous pousse à aller plus en profondeur.

En effet, c’est à travers le personnage de Zoé que l’on suit l’histoire, et je dois avouer que je n’ai pas réussi à m’attacher à ce personnage, que je n’ai jamais réussi à comprendre et qui m’a parfois énervée. 
Du jour au lendemain, Zoé se retrouve à revivre les journées marquantes de son passé. Une aubaine, une chance mais quelle bizarrerie! Il y a donc ce côté mystique et surnaturel qui ne semble pas plus la désarçonner que ça même si elle se pose des questions. Alors, certes les interrogations sont bien présentes dans son esprit, mais elle semble facilement et rapidement passer outre. Je trouve assez étrange qu’elle n’essaie pas plus de tergiverser dessus, interroger des personnes, ou simplement chercher des informations sur ce phénomène qui est tout de même plus que déroutant! 
De plus, et là où elle m’a agacé, c’est le fait que revivre son passé est une opportunité inconsidérable! Réparer ses erreurs, gommer ses regrets et/ou remords, agir différemment: tant de possibilités sont offertes! Et Zoé sait tout cela au fond d’elle-même, elle a parfaitement conscience du fait qu’un battement d’ailes d’un papillon peut avoir de fâcheuses répercussions à l’autre bout de la planète. Elle sait donc qu’elle doit agir différemment dans son passé pour changer son présent. Et elle nous le fait clairement savoir. Néanmoins, j’ai eu l’impression qu’elle ne faisait rien!!! Est-ce qu’elle a simplement agit de façon subtile (trop subtile pour moi?) ou est-ce par peur que de grandes actions auraient de trop grandes répercussions? Bref, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de pensées chez Zoé qui n’étaient pas assez traduites en action...

Malgré cet embarras que j’ai ressenti avec le personnage de Zoé, ce livre reste néanmoins une belle histoire, dans lequel l’auteure arrive parfaitement à nous embarquer dans ce retour en arrière improbable et à nous faire saliver sur ce qui va se passé. On est véritablement tenu en haleine jusqu’à cette belle fin que j’avais tout de même plus ou moins vu venir. Tout au long de ma lecture, et même une fois le livre refermé, j’ai trouvé que Clare Swatman avait une plume que j’ai tout de suite comparée, par la similitude du scénario, à celle de Nicholas Sparks. Il s’agit donc d’une auteure à surveiller de prés qui ne peut qu’améliorer et apporter plus de profondeur à l’histoire et aux personnages dans ses prochains livres!

En bref:

            Une belle histoire fraîche, enivrante, avec un petit côté de suspense qui nous emmène doucement sur les sentiers de la rêverie mystique. Avec une belle lecture, ce livre ne sera pas un coup de coeur par manque de profondeur dans l’histoire et surtout dans le personnage principal qui m’a gêné. Mais dans lignée de Nicholas Sparks, cette auteure semble tracer son chemin!


lundi 22 mai 2017

Pico Bogue, tome 5: Légère contrariété




Scénario: Dominique Roques
Illustrations: Alexis Dormal
Nationalité des auteurs: Marocaine et Belge
Editions Dargaud (4 Novembre 2011)
48 pages
ISBN-10: 2205068156
ISBN-13: 978-2205068153
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 18 Mai 2017
Ma note: 15/20



L’histoire:

            Ce sont les vacances ! Pico et Ana Ana en profitent bien : copains, palabres, jeux, piscine, détente, soleil... Mmm... qu'est-ce que c'est bien ! Mais, tout à coup, rien ne va plus : leurs parents ont décidé de partir une semaine en vacances sur un voilier mais... SANS EUX ! Tragique erreur : Pico et Ana Ana vont leur faire comprendre, à leur façon, qu'on n'abandonne pas ses enfants comme ça !

Mon avis:

Dans ce cinquième tome des aventures de Pico Bogue, on sent réellement quelle est la trame majeure en lien avec le titre de l’album. En effet, les parents de Pico et d’Ana Ana s’en vont passer une semaine de vacances ensemble sans les enfants, les laissant « seuls » à la maison. Cela va alors les « perturber » offrant un merveilleux prétexte pour distiller pics et leçons aux adultes les entourant. 
Néanmoins, on retrouve aussi dans ce tome, des inversions de situations dans quelques scénettes dans lesquelles ce sont les adultes qui offrent une jolie répartie à Pico qui se retrouve à son tour, immobile comme un rond de flan!

En bref:

            Sous le signe des vacances, rien ne sera de tout repos pour Pico et Ana Ana puisque leurs parents ont décidé de partir sans eux: la contrariété est donc de mise dans ce tome et sera le parfait reflet de la répartie des enfants, mais qui se retrouveront parfois dans l’optique de « l’arroseur arrosé »! 

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque



Secrets, tome 1 & 2






Scénario: Frank Giroud
Illustrations: Marianne Duvivier
Nationalité des auteurs: Française et Belge
Editions Dupuis (28 Mai 2010)
56 pages
ISBN-10: 2800146575
ISBN-13: 978-2800146577
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 17 Mai 2017
Ma note: 14/20






Scénario: Frank Giroud
Illustrations: Marianne Duvivier
Nationalité des auteurs: Française et Belge
Editions Dupuis (28 Octobre 2011)
56 pages
ISBN-10: 2800151072
ISBN-13: 978-2800151076
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 18 Mai 2017
Ma note: 14/20



Résumé/4ème de couverture:

Anna est jeune, belle, issue d'un milieu aisé de Buenos Aires, et tout semble lui sourire. Une ombre pourtant subsiste, quant au passé de ses parents, dont elle ne sait rien - et sur lequel ils se taisent farouchement. Une ombre qui ne va cesser de s'étendre, au fur et à mesure qu'elle va se heurter, en France puis en Espagne, au silence et à l'absence de toute trace de leur existence passée. Jusqu'à ce que sa route croise celle d'un récit sur la seconde Guerre Mondiale... le récit mis en scène dans l'Écharde.

Mon avis:

Assez déçu par ce nouveau diptyque de la série « Secrets » tout simplement car il s’agit en fait d’une copie conforme du duo précédent « l’écharde ». Non seulement l’histoire reste la même et va même plus loin puisque les deux sont étonnement étroitement liée, mais en plus les dessins des personnages se ressemblent beaucoup trop!

Concernant l’histoire, malgré une narration agréable, l’auteur avait habitué ses lecteurs à un travail scénaristique plus abouti. Cette suite du diptyque «  l’écharde »  donne le sentiment, en fin de lecture, que le scénariste tire justement un peu trop sur la Corde. Ainsi, il est permis de regretter les quelques facilités qui permettent à l’auteur d’exhumer ce nouveau mystère de famille. L’accumulation d’improbables concours de circonstances empêchent de trouver cet opus totalement satisfaisant. 

Concernant les illustrations de Marianne Duvivier, nous sommes en présence de traits pas vraiment travaillés. Mais au delà de cela, deux choses deviennent rapidement gênants à la lecture: premièrement, les traits des personnages se ressemblent énormément, ils sont tous fait selon le même moule et deuxièmement, ces traits sont totalement figés alors que les personnages sont quand même sensés ressentir quelques émotions qui devraient se refléter sur leur visage ou au minimum, voir les lèvres ouvertes ou « bouger » alors qu’ils sont en train de parler! De plus, les physionomies souvent mal proportionnées se révèlent plutôt disgracieuses. 

En bref:

            Un dyptique beaucoup trop proche de « L’écharde » de part son scénario très similaire et ses facilités sur la survenue des évènements. Et les illustrations sont tout aussi décevantes puisque les personnages sont beaucoup trop ressemblants les uns des autres et semblent figés dans leurs expressions faciales.

Autour du livre:
  • Livres empruntés à la bibliothèque