Mes derniers avis romans:



mercredi 25 avril 2018

Dîner avec Edward (Isabel Vincent)




Titre original: Dinner With Edward, A Story of an Unexpected Friendship
Traduction: Anouk Neuhoff
Nationalité de l’auteur: Canadienne
Editions Presses de la Cité (5 Avril 2018)
192 pages
ISBN-10: 2258145074
ISBN-13: 978-2258145078
Genre: Contemporain
Lu le: 18 Avril 2018
Ma note: 13/20



Résumé/4ème de couverture:

Afin d'apaiser une amie installée loin de New York et de son père nonagénaire, Isabel accepte d'aller dîner avec Edward, dévasté par la récente disparition de son épouse. Journaliste, la quarantaine, Isabel aussi traverse une crise : à peine débarquée dans la grosse pomme, elle assiste impuissante au naufrage de son mariage. Mais ce qu'elle ignore, c'est qu'Edward possède d'époustouflants talents de cuisinier, alliés à un sens de l'humour sans faille et à une solide philosophie de l'existence. Pour son hôte, le vieil homme repasse derrière les fourneaux. Et l'invitation ponctuelle devient un rendez-vous régulier, l'occasion pour les deux âmes en peine de reprendre goût à la vie, et foi dans les bienfaits d'un verre de martini ! 
Jalonné de préceptes de savoir-vivre, un petit précis d'optimisme et de gourmandise, un magnifique texte sur le pouvoir de la résilience, l'importance de la lenteur et la force de l'amitié.

Mon avis:

            Je remercie une nouvelle fois les éditions Presses de la Cité pour cet envoi surprise qui m’attendait à mon retour de vacances. Même si l’envoi était surprise, le livre n’en était pas vraiment une puisque j’avais un petit peu vu passer cette nouvelle sortie. 
Isabel Vincent nous offre à travers son premier livre, sa véritable histoire: donc même si nous avons sans cesse l’impression de lire une histoire romancée durant la lecture, il faut se dire que tout ceci n’est que pure vérité. Et cela est d’autant plus beau et touchant puisque cette histoire entre une quarantenaire et un nonagénaire est simple, douce et pure. Et parce qu’on se limite aux faits réels, je pense, il m’a manqué de la profondeur tout au long de l’histoire, un peu de rebondissement et de péripéties et surtout une vraie fin qui arrive en posant tout simplement un point final.

Points de vue/Critiques:

            L’histoire de l’auteure, à l’image de sa plume, est emprunte de délicatesse: elle va livrer son histoire de femme de 40 ans qui est au milieu de sa vie totalement perdue, et qui va retrouver peu à peu goût à la vie en même temps que son palais qui retrouve lui aussi goût au sens propre du terme. En effet, sa rencontre avec un veuf de 90 ans, qui veut en finir avec la vie pour pouvoir retrouver au plus vite sa femme bien aimée, va être déterminante. Ce nonagénaire déprimé et cette quarantenaire malheureuse en ménage vont ainsi reprendre goût à la vie depuis la cuisine de ce cher Edward.
Tout le livre est donc construit autour des menus concoctés lors que leur dîner hebdomadaire.
Et étant donné que Edward, est un véritable cordon bleu, je peux vous dire, et vous conseiller, de ne pas lire cette histoire en ayant le ventre vide!!

À travers la cuisine et l’art de la table, Edward va enseigner à Isabel, au-delà des conseils culinaires la patience: vivre pour soi, prendre le temps, se poser les bonnes questions, oser agir et s'apaiser. Isabel quant à elle, va enseigner à Edward le combat: ne pas se résigner, avoir des objectifs. L’un et l’autre vont retrouver une espèce de relation père-fille. A travers eux, ce livre est donc un petit condensé de philosophie, un précis de savoir vivre: donner pour recevoir, aller vers l’autre pour se trouver soi-même. 

Avec cette histoire tendre et délicate sur fond de thème culinaire, toute l’histoire baigne dans un cocon de douceur. Ainsi pour moi, il manquer une petite pointe de piment pour réveiller le tout: plus d’enjeux, des rebondissements, un quiproquo ou des péripéties, mais quelque chose qui puisse piquer notre curiosité et pas seulement réveiller nos papilles! Cette absence de saveurs va jusqu’à la fin de l’histoire, qui arrive comme un cheveu sur la soupe, sans réelle fin. On aurait ainsi pu couper l’histoire avant ou après, cela n’aurait rien changé, même si le fait d’avoir eu un « après » aurait été très intéressant pour savoir ce que sont devenus ces deux personnages, s’ils continuent de se voir, et en quoi leur vie a changé etc…

En bref:


            Dîner avec Edward est tout simplement une bonne mise en bouche et surtout une belle promesse d’avenir pour l’auteure. Même si je ne l’ai pas dévoré, cette histoire qui reste avant tout, une tranche de vie réelle, est belle, tendre et douce et est incontestablement une déclaration d’amour à la cuisine et à la vie au travers de deux personnages aux générations différentes qui apprennent et donnent l’un de l’autre. Un livre à déguster! 

mardi 24 avril 2018

Phobia (Collectif)





Nationalité de l’auteur: Français
Editions J’ai Lu (14 Mars 2018)
numéro 12078
318 pages
ISBN-10: 2290155039
ISBN-13: 978-2290155035
Genre: Thriller
Lu le: 15 Avril 2018
Ma note: 15/20




Résumé/4ème de couverture:

Dans ce recueil de nouvelles inédites, nos phobies sont disséquées - peur du noir, de la mort, des araignées et même des cons... - et nous lecteurs, sommes malmenés, certes, mais pour la bonne cause !

Mon avis:

            Un recueil de nouvelles qui regroupent les plus grands auteurs de polars/thrillers autour du thème de la peur, pour 5 euros, dont une partie est reversée à l’association ELA qui lutte contre les leucodystrophies, je dis qu’on ne peur pas résister à cette BA et que ce serait presque un crime de passer à côté!!! Quatorze auteurs ont donc offerts leur talent pour cet opus, ce qui nous permet notamment de retrouver des auteurs que l’ont apprécie beaucoup, et de découvrir certains autres!

Points de vue/Critiques:

            Comme chaque receuil de nouvelles, difficile de chronique le livre dans son entité. Chacun appréciera certaines nouvelles plus que d’autres, surtout qu’ici nous avons de tout: de l’aventure, du cosmique, du sombre, du glauque, du dur, du classique et du farfelu avec des peurs d’enfants, de la télé-réalité et même du chat!
Quoiqu’il en soit, chacun des auteurs a été puisé dans son imagination pour attiser notre curiosité et parfois à nous dégoûter, à nous faire peur ou à nous faire frissonner. Et puisque nous sommes en présence de nouvelles, la brièveté des textes fait que les textes sont très vite efficaces, on enchaîne donc les coups de poings durant cette lecture! Le conseil que je pourrais donner c’est donc de lire ce livre tranquillement, un ou deux petites nouvelles de temps en temps et de ne pas enchainer! 

En bref:


            Comme de nombreux recueils de nouvelles, Phobia se révèle être un excellent moyen de découvrir ces auteurs et de retrouver ceux que l’on apprécie. Les récits sont nombreux et divers dans leur sujet et dans la construction narrative. Quoiqu’il en soit, elles sont toutes percutantes et les histoires se valent autant les unes que les autres. Il y en a pour tous les goûts donc certaines nouvelles trouveront plus grâce (ou peur!!) à vos yeux. 

lundi 23 avril 2018

Conte de Timba: chat céleste messager d'amour et de bonne humeur (Sheila Jeffries)




Titre original: Timba comes home
Traduction: Olivia Bazin-Lawton
Nationalité de l’auteur: Anglaise
Editions Pocket (1er Mars 2018)
numéro 16803
288 pages
ISBN-10: 2266271563
ISBN-13: 978-2266271561
Genre: Contemporain
Lu le: 12 Mars 2018
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture:

Seul et affamé, Timba est encore un chaton quand Leroy le recueille. Et il se prend tout de suite d'affection pour ce petit garçon triste. Mais aussi pour Angie, son professeur. Tous les deux vont tisser un lien spécial : Angie va tout faire pour que le chat noir aux grands yeux verts retrouve Vati, son frère, abandonné lui aussi et auquel il avait pourtant promis de rester à jamais unis contre le monde...
Les deux chatons trouveront-ils le chemin qui les mènera l'un à l'autre ? Sauront-ils user du pouvoir qui leur est donné de guérir la vie des gens qu'ils aiment ?

Mon avis:

            J’avais déjà le premier livre de l’auteure « Les moustaches de la sagesse » avec ma petite Hélène du blog Ma toute petite culture. (dont vous trouverez sa chronique ici). Et en tant qu’amoureuses et maîtresses de chats, on ne change pas une équipe qui gagne, on se procure rapidement ce nouveau livre de l’auteure dont je surveillais la sortie et on se refait une petite lecture commune! 
Tout comme pour « Les moustaches de la sagesse » cette lecture est toute pipou / doudou / chouchou pour reprendre les termes utilisés par Hélène, puisque ça colle parfaitement! Si vous aimez les chats et si vous voulez une jolie lecture sans prise de tête, allez-y!

Points de vue/Critiques:

            J’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de Timba, au point que je pense que je préfère ce livre par rapport aux « Moustaches de la sagesse ». En tout cas, elle m’a plus marqué et il me semble qu’elle est plus simple mais en même temps plus structurée. Même si ce livre peut être lu indépendamment du premier livre de l’auteure, je recommanderais de lire ce dernier qui avait pour « personnage » principal Salomon, puisque « Conte de Timba » n’est pas tout à fait une suite, mais le « personnage » principal est un des fils de Salomon… Ce joli clin d’oeil est une belle surprise à l’entame de cette histoire. Et tout comme Salomon, Timba petit chaton noir (comment ne pas craquer!) possède cette patte qui arrive à émouvoir le lecteur sans tomber dans le mièvre. C’est également drôle et on se laisse très facilement porter par le rythme de lecture. La narration est faite uniquement du point de vue de Timba: j’ai beaucoup aimé ce point puisqu’il me semble que dans « Les moustaches de la sagesse », on n’avait pas que le point de vue de Salomon, d’où cette sensation d’avoir eu quelque chose de moins bien structuré et marquant avec le premier livre. 

La petite particularité de ce livre (que nous avions aussi dans « Les moustaches de la sagesse ») c’est le fait que l’histoire mette en lumière les « pouvoirs » des chats: le fait qu’ils aient sept vies, le fait de pouvoir voir les auras des hommes ou encore leur capacité de pouvoir communiquer entre eux par télépathie. A côté de ces aptitudes spirituelles et ésotériques, l’histoire se concentre aussi également e tout simplement sur le pouvoir d’apaisement, de soutien et de guérison indirecte que peuvent avoir nos petits compagnons à quatre pattes.

En bref:

            Avec « Conte de Timba », Sheila Jeffries nous offre une nouvelle fois un livre doudou, le genre de récit qui fait du bien à l’âme. Sous la plume fluide de l’auteure teintée toujours d’un peu d'ésotérisme, c’est une histoire douce et joviale porteuse d’un joli message positif par rapport à ce que les chats peuvent nous apporter au quotidien. A lire pour tous les amoureux des félins!

Autour du livre:
  • Du même auteur:
    • Les moustaches de la sagesse, conte du chat Salomon qui tomba des étoiles (ß chronique à retrouver ici)

samedi 21 avril 2018

La symétrie de l'effet (Jules Mudhiac)





Nationalité de l’auteur: Française
Editions Auto-édité (23 Février 2018)
325 pages (en imprimé); 129 pages (en ePuB)
ISBN-10: 2900709008
ISBN-13: 978-2900709009
Genre: Contemporain
Lu le: 16 Avril 2018
Ma note: 14/20





Résumé/4ème de couverture:

Je m’appelle Léo, je suis un parisien de 32 ans, et vous voulez que je vous dise ? Il y a encore quelque temps, je vous aurais dit que la vie que je mène me convient parfaitement. Vous pouvez demander à Romain et Lucie, mes deux meilleurs amis, ils vous le confirmeront ! Je partage tout avec eux. Il ne manquait qu’un ingrédient pour que tout soit parfait : rencontrer quelqu’un. Pourtant, aujourd’hui, rien n’est plus facile qu’une rencontre, non ? Je l’ai longtemps cru, aussi.

Vous savez à quoi tient une conviction ? À trois choses : un plafond, une soutenance de thèse et un vendredi soir. Ni plus ni moins. Dubitatif ? Croyez-le ou pas, ce n’est pas grand-chose à côté de ce que je m’apprête à vous raconter.

Oubliez tout, je vous emmène faire des rencontres.

Mon avis:

            Merci à l’auteur de m’avoir contacté et proposé son livre sur la plateforme Simplement Pro: parmi les nombreuses demandes depuis le début du mois d’avril, j’ai accepté celui à la lecture du résumé et pour son classement de romance contemporaine. Et l’un comme l’autre est à la hauteur de ses promesses et on tape dans le mille! Je me suis très rapidement laissée par l’histoire très agréable avec un personnage principal très sympathique. Dommage que l’épilogue (sensé être là pour nous éclairer sur le futur et nous donner des compléments d’informations quant à ce qui se passe quelque années après) a balayé ma bonne impression pour la simple et bonne raison qu’elle m’a totalement dérouté puisque je n’en ai rien compris…!!

Points de vue/Critiques:

            J’ai beaucoup aimé le personnage de Léo. Comme beaucoup de trentenaire célibataire, il est à la recherche de l’amour. Ce personnage respire le réalisme: pas de clichés, pas d’attitude ou de paroles machistes, j’ai apprécié toutes ses réflexions et ses pensées. En effet, en s’inscrivant sur un site de rencontre, il va commencer à discuter avec différentes jeunes femmes tantôt mystérieuse, tantôt entreprenante. Suivant les différentes personnalités qu’il rencontre, ou même avant cela derrière son ordinateur, ses réflexions sur ce nouveau mode de rencontre et de discussion, sur le dévoilement des  caractères, sur ses attentes, sur ses projets, et sur l’évolution de ses sentiments sont réellement très intéressants et très percutants du fait de leur réalisme. 
Mais ce n’est pas seulement une histoire d’amour juste, c’est aussi unie belle ode à l’amitié (qu’elle soit entre deux hommes ou entre hommes et femmes, sans sous-entendu de sentiments amoureux: cet aspect est une vraie belle surprise, trop rarement abordé dans les romans). 

Ces thèmes d’amour et d’amitié sont formidablement bien portés par la plume douce, agréable et fluide de l’auteur, même quand il est question des mathématiques! L’écriture reste honnête et fidèle a ce que Jules Mudhiac veut nous faire ressentir.

Et alors que j’allais terminer cette jolie histoire comme si j’avais effectué un petit voyage sur un nuage, vient l’épilogue, partie que j’apprécie beaucoup dans les romans. En effet, c’est toujours un plaisir de savoir ce que deviendront les personnages, une belle façon de leur dire au revoir. Mais ici, l’épilogue m’a « flingué » tous mes bons ressentis: je n’ai rien compris à cette toute fin… Et avec le recul, je n’ai pas non plus compris le titre du livre

En bref:

            Tout au long du roman, on suit de façon très agréable la vie quotidienne, amoureuse et amicale de Léo, une personnage très attachant, simple sincère et emprunt de réalisme qui fait du bien. Avec une plume très agréable, on se laisse porter sur un petit nuage de bonheur pour voyager dans un moment de la vie de Léo. C’est un bon premier livre de l’auteur, en revanche, l’épilogue a balayé mon bon ressenti puisqu’il chamboule tout, je ne l’ai pas compris, tout comme le titre du livre... 

mercredi 18 avril 2018

La vérité sur l'affaire Harry Québert (Joël Dicker)





Nationalité de l’auteur: Suisse
Editions De Fallois (28 Mai 2014)
857 pages
ISBN-10: 2877068633
ISBN-13: 978-2877068635
Genre: Policier
Lu le: 8 Avril 2018
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois. Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. 
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon avis…:

…Général:

            Même si bon nombre de personnes me disaient qu’il se lissait très facilement, je dois avouer que ce livre est resté un bon moment dans ma PAL du fait de ma peur de sa grosseur (plus de 850 pages je le rappelle!!). Rien de mieux pour l’en déloger qu’une lecture commune avec Elsa!! Au final nous avons eu toutes deux les mêmes ressentis: on est vite happé par l’histoire et plus particuliérement sur l’enquête concernant Nola (j’ai littéralement été conquise dés les toutes premières pages) puisque la plume de l’auteur est extrêmement fluide (permettant d’avaler très rapidement ce pavé!). Seul petit bémol pour ce livre: se sont les personnages qui sont tous clichées et gnangnan à souhait!

… Sur les personnages:

            Comme je le disais, les personnages sont quasiment tous clichés et gnangnan, que se soit les personnages masculins ou féminins. En effet, nous pouvons trouver tout ce que l’on peut trouver dans une très petite villes, presque fermée aux étrangers, tant tout le monde se connaît depuis des années et cela de génération en génération! Ainsi, nous pouvons retrouver la mère tenancière du troquet/QG du coin, qui se trouve aux côtés d’un mari mou et pacifiste, parent d’une petite peste, belle mais écervelée, dont la maman essaie par tous les moyens de la mettre sur un piédestal. On trouve également le pasteur et sa famille (dont sa fille Nola dont on ne fait pas plus gnangnan niveau personnalité!!) que tout le monde apprécie (en façade), le gars du coin, simple et gentil, qui devient flic et bien sûr les « étrangers » qui deviennent peu à peu communs et acceptés à l’image de nos deux personnages masculins principaux que sont Harry Québert et Marcus Goldman. 

En revanche, j’ai beaucoup apprécié la relation entre Marcus et le capitaine Gahalowood. Ils jouent à chien et chat, se lancent sans cesse des pics, mais derrière tout cela, on discerne très vite, du respect dans leur travail respectif, et un début d’affection qui promet une belle amitié.

Même si tous ces personnages ne sont pas particulièrement attachants, cela permet aussi d’avoir une petite singularité afin de ne pas avoir une histoire totalement lisse. De plus, ils n’entachent en rien l’attrait et l’engouement que l’on peut ressentir à la lecture, heureusement le suspense pour l’enquête prend littéralement le dessus! 

Points de vue/Critiques:

Dés les premières pages, j’ai été totalement embarquée dans l’histoire qui impose très rapidement son suspense par plein de questions. Afin de résoudre sur ce qui c’est vraiment passé entre Nola et Harry, une véritable enquête sera menée par Marcus. S’en découlera de fréquents rebondissements qui nous tiennent en haleine jusqu’à la fin où tout s’accélère. En effet, les cinquante dernières pages sont captivantes, haletantes et on de quoi nous surprendre tant ce dénouement est totalement inattendu!! 
Les toutes dernières pages sont d’autant plus appréciables qu’elles permettent véritablement de remettre toute l’histoire « dans l’ordre » en nous donnant toutes les informations nécessaires (ce qui fait parfois défaut, à la fin, dans les policiers ou thrillers qui s’arrêtent à la résolution sans vraiment revenir en arrière pour tout décortiquer, chose que l’on doit refaire nous-mêmes). Néanmoins, par ce bon point peut-être trop poussé, on retrouve des redondances de texte…!

La plume de l’auteur est à saluer. En effet, elle est très fluide et agréable ce qui permet d’être vite happé et de dévorer ce livre. Néanmoins, derrière cette plume « facile » se cache un véritable travail d’orfèvre puisque l'auteur réussi à retranscrire des enregistrements via une tierce personnes, des coupures de presse, ou encore des extraits d'un roman fictif tout cela en narrant l'histoire. 

J’ai beaucoup aimé la construction de l’histoire narrée justement. Celle-ci est régulièrement entrecoupée de flashbacks nous entrainant littéralement dans le passé. J’aime beaucoup les flashbacks en général, mais il faut qu’ils soient bien amenés et c’est le cas ici: on sait pourquoi cela est nécessaire et on en ressort avec des informations qui feront évoluer l’histoire présente. J’ai eu peur que ces flashbacks soit lassants et monotones, mais encore une fois, avec les rebondissements rencontrés, tout cela nous tient en haleine.
Sans compter que le livre présente sa petite particularité dans la numérotation inversée des chapitres. Chaque début de chapitre est agrémenté d’un conseil littéraire de Harry donné à Marcus. Tout ceci nous fait poser des questions, mais cela a une signification remarquable qui sera donnée dans les révélations finales flamboyantes. 

En bref:

            Au coeur d’une histoire d’amour interdit, s’embriquent quantité de choses comme la condition d’écrivain, les secrets de famille, l’amitié que Joël Dicker a su manier à la perfection sous sa plume fluide mais très travaillée. Même si les personnages n’ont rien d’attachants, les rebondissements incessants font que l’on est tenu continuellement en haleine jusqu’au dénouement final, explosif et totalement inattendu. Voici un roman qui mérite les prix reçus et à l’image de ce que dit Harry à Marcus "Un bon livre est un livre que l'on regrette d'avoir terminé. » Tout est dit… 

Autour du livre:

  • Grand prix du roman de l’Académie Française
  • Prix Goncourt des Lycéens 2012