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samedi 28 mai 2016

L'armée de l'ombre, tome 1: L'hiver Russe (Olivier Speltens)





Nationalité de l’auteur: Belge
Editions Paquet (7 novembre 2012)
Collection Mémoire 1939-1945
48 pages
ISBN-10: 288890490X
ISBN-13: 978-2888904908
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 23 Mai 2016
Ma note: 9/20




Résumé/4ème de couverture:

Automne 1942. Incorporé au sein de l'armée du grand Reich, Ernst Kessler, jeune homme de 19 ans rêvant d'aventure, désire par dessus tout prouver à ses frères d'armes qu'il est digne de porter l'uniforme de la Wehrmacht comme tant d'autres avant lui. 
La propagande ayant bien fait son travail, lui et ses camarades ne rêvent que d'une chose : se couvrir d'honneurs et de gloire à l'image de ces "héros" du front de l'est. 
Encouragé par les victoires successives allemandes, Kessler entame sa carrière de soldat dans la 332ème compagnie d'infanterie. Il commence alors le long voyage qui le conduira jusqu'au combat. 
Mais le rêve va bien vite se briser et faire place à une réalité qu'Ernst Kessler n'avait jamais imaginé, car si l'ennemi n'est pas le soldat bolchevique tant attendu, il en est un autre qui fera autant de victimes et que l'on ne peut combattre : l'hiver russe !

L’histoire:

         Ce premier tome retrace le périple de Ernst Kessler qui, fin 1942, a terminé sa formation de soldat au sein de la Wehrmacht et est envoyé sur le front russe pour traverser la Russie d'Ukraine jusqu'à Stalingrad. Mais ses nombreux camarades et lui ne devront pas lutter contre un ennemi (celui auquel il s’attendait comme les partisans attaquant les colonnes de ravitaillement Allemande) mais deux, avec le climat hostile de la Russie. L'hiver Russe va s’avérer être un adversaire aussi redoutable que les Russes eux-mêmes.
Ces multiples facettes d'un même combat ôteront la jeunesse et les illusions du jeune soldat Kessler lui révélant impitoyablement les pires horreurs que peut générer la nature humaine.

Mon avis:

            Autant ne pas faire monter le suspense, je dirais tout de suite que je n’ai pas du tout accroché à cette bande-dessinée, qui pourtant relate d’un sujet qui m’intéresse toujours beaucoup. Je dirais même que je n’ai rien compris à l’histoire!!! Incompréhension de l’histoire générale, des dialogues et cafouillage dans les personnages... Même si je me suis aperçue après coup que cet ouvrage était en général bien noté avec de bonnes critiques de la part des lecteurs, moi je suis passée complètement à côté. J’ai même hésité et failli arrêté ma lecture…mais j’ai tenu bon!

Point de vue - Critiques:

            Même si je n’ai pas aimé cette bande-dessinée, il y a quand même quelques points positifs! Tout d’abord la force de cet oeuvre est le fait que l’auteur s’est beaucoup documenté pour réaliser cet album par le biais de livres, revues, films et témoignages. Et on ressent ce réalisme et ce sérieux procédural au fil de la lecture. Et avec le recul, je pense que c’est parce que l’on ressent fortement que l’auteur a voulu bien faire et bien se documenter pour réaliser une oeuvre réaliste, que je n’ai pas réussi à m’imprégner de l’histoire. J’ai eu l’impression que l’auteur était littéralement plongé dans son histoire agrémenté de faits historiques précis, à tel point qu’il n’a peut-être pas eu le recul nécessaire pour savoir si l’histoire tenait la route pour un lecteur « novice » à de tels détails historiques. Je renforce mon idée par le fait que Olivier Speltens soit seul à réaliser cette bande-dessinée (scénario, dessins et couleurs). 

J’ai eu notamment des problèmes de compréhension en ce qui concerne la chronologie de l’histoire. Les dates sont régulièrement notées, mais on passe de 1942 à 1943 et inversement sans que l’histoire ne change vraiment… A côté de cela, d’une page à une autre (sans changement de date), il n’y a aucune transition, on se demande comment on en arrive là…
Ajoutons à cela, que parfois le dialogue fait immédiatement poser des questions. Par exemple, un personnage lance de but en blanc: « j’ai aussi des pruneaux pour vos 88 ». What???? On apprend après que les pruneaux sont les obus et les 88 des hommes, mais lesquels, questions sans réponse...

Concernant les dessins, ils sont ultra réalistes. Néanmoins, j’ai eu du mal à distinguer les personnages, je m’y suis vite perdue, même si régulièrement les personnages étaient nommés, je n’arrivais pas à accrocher de ce côté-ci également. A côté de ces traits artistiques peu distinguables à mon goût, les personnages ont cependant des traits de caractères très différents (Kessler est assez naïf et très optimiste, Werner est le bon vivant…).
Pour continuer dans les dessins, j’ai aussi était désappointée par le fait qu’il n’y avait aucune onomatopées concernant les bruits externes, alors que les dialogues en cours y faisaient référence!!! Très étrange et déstabilisant à mon sens…
Et enfin, on peut vite se rendre compte qu’il y avait des pages sur fond blanc et d’autres sur fond noir, qui s’alternent. Doit-on y voir une logique par rapport à l’histoire? Je m’y suis (peut-être inutilement) essayée sans en trouver la solution…

En bref:

            Malgré un sujet très intéressant pour lequel l’auteur s’est ardemment documenté et des dessins très réalistes, cette bande-dessinée m’est passé totalement à côté où je n’ai rien compris à l’histoire. Dommage...

Autour du livre:

   livre emprunté à la bibliothèque
   série prévue en 4 tomes:
                - tome 2: le réveil du géant
                - tome 3: terre brûlée
                - tome 4: nous étions des hommes

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