Mes derniers avis romans:

mercredi 28 juin 2017

Axolot, tome 1




Scénario: Patrick Baud
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Delcourt (8 Octobre 2014)
123 pages
ISBN-10: 275605075X
ISBN-13: 978-2756050751
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Juin 2017
Ma note: 14/20





Résumé/4ème de couverture :

Mystères, expériences scientifiques, bestioles incroyables... Donner au réel des airs de fables et installer le fantastique dans les bizarreries de notre monde, tel est le talent de Patrick Baud, brillant conteur et créateur du blog Axolot.
Son but : partager son étonnement face à l'étrangeté de l'univers.

Un album illustré par 13 auteurs de talent qui offrent un magnifique écrin à cette anthologie de l'insolite faite de science, d'humour et parfois d'angoisse. Des histoires tirées de faits incroyables... et pourtant bien réels.

Mon avis:

            Difficile d’identifier ce livre. A la fois bande-dessinée et encyclopédie, ce livre est une véritable source d’étonnement puisqu’il recueille diverses curiosité, étonnantes mais véridiques. Néanmoins, même si on y apprend beaucoup de choses et que l’étonnement est là, j’ai été un peu déçue par je ne sais pas vraiment quoi et je n’ai pas réussi à m’y imprégner totalement.

Drôles, souvent tragiques, absurdes, les diverses histoires (le poulet sans tête, la triste passion d'un médecin nécrophile, le mystère du Turc, l'automate joueur d'échecs qui vainquit les plus grands de son temps) étonnent mais ne touchent en aucun cas le surnaturel. J’ai particulièrement aimé ces histoires sous forme de bande-dessinée, mais je pense que ce sont les diverses petites scénettes annexes, planches et anecdotes, auxquelles je n’ai pas adhéré. 

En bref:

            Treize dessinateurs sont réunis pour faire vivre des histoires extraordinaires qui tiennent leurs promesses quand à leur surprise et à leur étonnement. Ces étranges histoires traitées en bande-dessinée sont plaisantes mais les planches anecdotiques sont plus décevantes.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque



Enola Holmes, tome 3: le mystères des pavots blancs





Scénario et Illustrations: Serena Blasco
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Jungle (16 Novembre 2016)
63 pages
ISBN-10: 2822215693
ISBN-13: 978-2822215695
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 14 Juin 2017
Ma note: 16/20



Résumé/4ème de couverture :

Londres, printemps 1889. Le Docteur Watson est introuvable ! 
Voici une nouvelle enquête qui intéresse aussi bien Enola Holmes que son frère Sherlock. Pour cela, Enola doit se construire un nouveau personnage, le dernier ayant été démasqué lors de sa dernière enquête. Cette fois-ci, point de vieille demoiselle ou de jeune fille ingénue, elle va se transformer en véritable lady, élégante et raffinée. 
Rendant visite à Mrs Watson, elle aperçoit un bouquet étrange. Selon le langage des fleurs, le message qu'il transmet est "malchance", "mort", "vengeance". Mauvais présage ?

Mon avis:

            Plus je découvre Enola Holmes au travers de ses enquêtes, plus j’ai l’impression de découvrir une jeune fille avec une certaine maturité et non une enfant de 14 ans à peu prés, comme décrit dans le premier tome du roman.
Contrairement à son frère, Enola doit elle mener à bien ses investigations en étant déguisée. Et n’ayant plus de couvertures depuis l’affaire Lady Alistair, Enola doit une nouvelle fois dénicher un nouveau déguisement. Et cette fois-ci, pour en plus interroger Mrs Watson, quoi de mieux et de plus simple que se déguiser en dame! C’est sûrement d’ailleurs ces changements de costume (et donc le changement de scénario et de crédibilité allant avec) qui font que Enola semble plus âgée. 

L’enquête menée par Enola est assez bien ficelée et on se prête volontiers au jeu. Néanmoins, pas rapport aux tomes précédents, j’ai trouvé que l’on été moins en présence de messages codés en lien avec sa mère et les fleurs.

En bref:

            Une nouvelle enquête attrayante d’Enola Holmes, qui semble de plus en plus mature au fil de ses déguisements et personnages mais dans laquelle elle semble moins proche de son frère ou de sa mère.

Autour du livre:
  • Tome 1: La double disparition (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: L’affaire Lady Alistair (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque



Miss pas touche, tome 1: La vierge du bordel



Scénario: Hubert
Illustrations: Kerascoët
Nationalité des auteurs: Française
Editions Dargaud (5 Mai 2006)
Collection Poisson Pilote
48 pages
ISBN-10: 2205058118
ISBN-13: 978-2205058116
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 9 Juin 2017
Ma note: 17/20



L’histoire:

            Paris, années 30. 
Deux sœurs, Agathe et Blanche, profitent pleinement de la vie. Blanche, jeune femme de ménage timide et craintive, envie sa sœur qui sort chaque nuit à peine effrayée par les rôdeurs qui s’attaquent aux jeunes filles sur les berges de la Marne. Mais cette insouciance bascule du jour au lendemain après le drame qui entraîne la mort d’Agathe.
Désemparée, Blanche n’a plus qu’une idée en tête : retrouver le meurtrier de sa sœur, quitte à fréquenter les lieux les plus improbables !

Mon avis:

            Voici une bande-dessinée qui renierait rien aux bons polars! Et sortir des sentiers battus classiques de la bande-dessinée, un personnage aux antipodes que là où elle se retrouve, le tout baignant dans le vieux Paris des années 30, c’est super réjouissant!

Blanche, au tempérament pur et timide mais à la détermination féroce, se retrouve donc employée dans un bordel de luxe afin d’enquêter seule pour le meurtrier de sa soeur. Autant dire qu’une vierge dan un bordel nous offre évidemment des situations drôles et cocasses évidemment basées sur le décalage de la situation et soulignées par un graphisme particulièrement jovial. 

Les auteurs se sont surtout amusés à composer une pittoresque galerie de portraits : la mère maquerelle, le commissaire, et surtout un éventail étonnant de filles de joie qui se comportent comme des adolescentes dans un couvent. C’est d’ailleurs un des points forts de l’album : malgré un thème aussi scabreux, Hubert réussit ainsi à ne jamais sombrer dans la vulgarité ou le voyeurisme. Lancée sur un ton léger, l’histoire conserve toujours son dynamisme et sa fantaisie malgré des événements tragiques ou des situations pas forcément reluisantes.
Paradoxalement, le détachement et l’apparente désinvolture avec laquelle sont traités certains sujets (le crime, Blanche mise à la rue, la cruauté des filles entre elles…) renforce le potentiel émotionnel de l’histoire.

Même si les dessins restent sur un ton jovial, je n’y ai pas plus adhéré que ça (c’est d’ailler la raison pour laquelle j’avais hésité à emprunter cette bande-dessinée). Heureusement les couleurs sont très vives ce qui contribue à plonger le lecteur dans différentes ambiances et différents thèmes.

En bref:

            Une super découverte qu’est « miss pas touche » qui nous fournit un bon polar dans les années 30 à Paris, ponctué de situations drôles et décalantes, avec toute une myriade de personnages pittoresques! 

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque



L'ombre de Shanghaï, tome 2: le fantôme de l'opéra

Scénario: William Crépin & Patrick Marty
Illustrations: Lu Li
Nationalité des auteurs: Française et Chinoise
Editions Fei (22 Mai 2015)
82 pages
ISBN-10: 2359660144
ISBN-13: 978-2359660142
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 8 Juin 2017
Ma note: 13/20

L’histoire:

            La robe de la diva Bucci attire plus d'une convoitise. La belle Clara rêve d'un homme qui pourrait lui offrir une merveille pareille. Gaspard rêve de conquérir la sulfureuse blonde n'hésitant pas à se transformer en gentleman cambrioleur. Et les triades rêvent de mettre la main sur la myriade de diamants qui ornent la parure de la cantatrice. Le cauchemar est pour Lila et cette ombre qui prend vie, lui ravissant l'être qu'elle aime le plus au monde et tout espoir de vivre enfin cet amour qui la consume. Dans ce deuxième épisode, sur fond d'opéra les triades mettent Shanghai à feu et à sang, l'Ombre se révèle en justicière, et Lila voit Gaspard s'éloigner d'elle inexorablement.

Mon avis:

            Avec plus de 80 pages, il y a de quoi faire niveau scénario! Et pourtant, on n’avance pas du tout, il ne se passe rien! D’ailleurs, je l’ai lu très rapidement, puisqu’il n’y a au final pas beaucoup de texte. Et en sachant, que les auteurs sont deux sur ce scénario… Alors certes, on voit cette fameuse « Ombre » en action, mais non seulement cela se passe dans les toutes dernières planches du livre mais en plus l’intrigue menée ne trouve pas sa résolution dans ce tome! 
Cette série semble vraiment être le modèle parfait pour savoir comment faire trainer en longueur un scénario ou une intrigue qui n’a en plus, pas forcément beaucoup de poids à l’origine.

En bref:

            Scénario encore plus pauvre que le premier tome où l’intrigue et l’action attendues par rapport au titre ne commencent qu’à la fin de l’histoire mais qui ne sont même pas résolus à la fin. « L’ombre de Shanghaï » ou comment nous faire traîner les choses en longueurs...

Autour du livre:
  • Tome 1 : Le retour du fils (ß chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque