Mes derniers avis romans:



samedi 24 février 2018

Kaleb, tome 1 (Myra Eljundir)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions Hugo Romans (14 Juin 2012)
Collection R
442 pages (en imprimé); 309 pages (en ePuB)
ISBN-10: 2221126823
ISBN-13: 978-2221126820
Genre: Jeunesse, Fantastique
Lu le: 16 Février 2018
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

C’est si bon d’être mauvais…

SAISON 1.
À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller?

Mon avis:

            La lecture du premier tome de « Kaleb », sur laquelle je suis partie sans aucune intention ou idée en tête, s’est révélée être très captivante et m’a beaucoup plu. Cette série est considérée comme jeunesse, mais son histoire est poussée et suffisamment bien alambiquée pour ne pas la considérée comme une lecture axée pour les plus jeunes dans la catégorie jeunesse! Le côté fantastique est parfaitement bien dosé et s’immerge complètement dans un univers réaliste. Cette lecture fut donc une belle surprise, mais quand on sait que c’est Ingrid Desjours qui se cache sous le pseudonyme de Myra Eljundir, ce n’est pas vraiment surprenant! 

Points de vue/Critiques:

            A l’image de ses fabuleux thrillers, on retrouve ici aussi tout le talent de l’auteure pour merveilleusement bien construire son intrigue. En effet, en plus de suivre plusieurs personnages à côté de celui de Kaleb, ayant chacun une vie plus ou moins mystérieuse, l’auteure nous tient parfaitement en haleine en concluant chacune des parties du roman par une tellement grosse révélation qu’elle vous laisse pantois, tant on ne l’avait pas vu venir! 
Tout est super bien calculé et maîtrisé. C’est pourquoi ce roman peut-être considéré comme poussé et pas vraiment axé pour un jeune public.

Tous les personnages de Kaleb sont tous assez mauvais et perfides, de façon plus ou moins grossière et importante selon leur caractère et les situations auxquelles ils font face, néanmoins ils ne sont pas pour autant détestables. Selon son niveau de sensibilité, on adhère ou pas, et c’est peut-être pour cela que certaines personnes n’ont pas apprécier « Kaleb ». Cependant, pour moi j’ai aimé cette complexité de caractère des personnages, puisqu'on devine tout de même une part de bonté dans leur caractère et que cette balance peut à tout moment s’inverser et/ou basculer suivant les choix et les actions qu’ils devront faire à un moment ou à un autre. Et l’auteure va même plus loin, puisque selon qu’ils vont vers le bien ou le mal, des évolutions physiques se font ressentir. Non seulement, j’aime cette logique mais en plus, cela prouve toute la « complexité » de l’histoire où rien n’est laissé au hasard! Tout au long de l’histoire, on essaye toujours de comprendre petit à petit les rouages de leur esprit torturé et chacun pique à sa façon notre curiosité. C’est très intéressant, ce côté de l’humanité que l’auteur a choisi de nous montrer. 

Et pour rendre le tout encore plus palpitant tout en ayant une petite originalité dans le texte, l’auteure a fait en sorte d’introduire le passé dans l’histoire en incorporant une sorte de journal à propos de jumeaux. Leur histoire est vraiment saisissante, amène encore plus d’hypothèses et ils semblent être une pièce maitresse qui risque encore de nous surprendre par la suite. 

En bref:

            Avec un personnage principal original aux portes de «l’anti-héros » qui a en commun cet aspect de méchant avec tous les autres personnages, Myra Eljundir arrive à ne pas nous les faire détester mais même plutôt les apprécier, et savoir quelle sera leur évolution et leur dilemme face au fait de savoir vers quel côté de l’humanité ils vont se diriger est vraiment intéressant. En nous égrenant régulièrement des révélations qui arrivent comme de véritables bombes , l’histoire est fabuleusement bien construite et est vraiment poussée et suffisamment complexe pour satisfaire un public pas si jeunesse que çà!

Autour du livre: 

  • Livre lu en numérique

vendredi 23 février 2018

T'en souviens-tu mon Anaïs? (Michel Bussi)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions Pocket (4 Janvier 2018)
numéro 17168
304 pages
ISBN-10: 2266282433
ISBN-13: 978-2266282437
Genre: Nouvelles
Lu le: 17 Février 2018
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

Voilà treize jours qu’Ariane a posé ses valises dans cette villa de la côte d’Albâtre. Pour elle et sa fille de 3 ans, une nouvelle vie commence. Mais sa fuite, de Paris à Veules-les-Roses, en rappelle une autre, plus d’un siècle plus tôt, lorsqu’une fameuse actrice de la Comédie-Française vint y cacher un lourd secret. Se sentant observée dans sa propre maison, Ariane perd peu à peu le fil de la raison…

Bienvenue au pays de Caux, terres de silences, de pommiers et de cadavres dans les placards…

Mon avis:

            Je ne suis pas fan et adeptes du genre des nouvelles, puisque par définition ces histoires sont ultra courtes et on a du mal à cerner ou s’attacher aux personnages et l’histoire manque généralement de corps et de développement pour en prendre pleinement conscience et plaisir. Mais ici, en toute objectivité et non par chauvisme Normand, mais Michel Bussi m’a une nouvelle fois enthousiasmé par ces 4 nouvelles, toutes très distinctes et bien construites.

Points de vue/Critiques:

            Je ne sais pas comment Michel Bussi fonctionne, mais quelque soit la longueur des nouvelles présentes dans ce recueil, on arrive très précisément à plonger dans l’histoire comme si cela faisait assez longtemps qu’on la lisait, telle un roman. Il sait décrire parfaitement les lieux, nous imprégner de l’ambiance, nous plonger au sein d’un village, d’une famille ou d’un paysage. Ainsi, on arrive aisément à cerner les personnages, on introduit comme il faut le cadre et l’intrigue, qui arrive pleinement à se développer sans qu’on est l’impression qu’elle soit écrite en « accéléré » afin de cadrer au format « nouvelle » et surtout elle possède un final digne de Michel Bussi, qui nous surprend incontestablement, dans chacune des histoires.

La première nouvelle « T’en souviens-tu mon Anaïs? » peut véritablement être considérée comme un véritable petit roman, tant elle est très bien construite que par le fait qu’elle est véritablement assez longue (plus de 100 pages). De plus, sa particularité est de mêler réalité et fiction: dans une histoire au présent se déroulant en plein coeur du pays de Caux, on ajoute de multiples éléments, plus ou moins mystérieux, du passé sur les traces de Victor Hugo.
De part sa construction, sa référence à un grand homme du passé mais contemporain, et sa façon de surfer sur des référence florales, cette nouvelle n’est pas sans rappeler « Nymphéas noirs »!. 

La deuxième nouvelle « L’armoire normande » est la plus brève du receuil et est assurément celle qui est la plus drôle et qui peut le plus nous désarçonner. On est entraîner dans un huis-clos machiavélique dans lequel tout le doute est permis et le final nous fait bien rire tout en nous faisant penser que l’on s’est totalement laissé berné! 

La troisième nouvelle « Vie de grenier » est celle qui m’a le plus rapprocher du point de vue personnelle à la Normandie par différents petits éléments. Concernant l’histoire en elle-même, elle s’avère être plus douce et tranquille et même si une pointe de mystère est distiller tout le long, on remarque avant tout toute la complicité et la tendresse de cette famille.

Pour conclure, le recueil nous embarque sur les plages de sable fin de la Réunion pour la dernière nouvelle « Une fugue au paradis » qui m’a littéralement soufflée par son final, même si je l’avais deviné à quelques lignes de la fin, et par tout ce qu’elle implique! Une fin magistrale qui tombe comme un couperet mais qui laisse sous-entendre tellement de choses!

En bref:

            Ce recueil de 4 nouvelles qui nous entrain au fin fond de la Normandie en passant par un petit séjour à la Réunion, est à la hauteur de Michel Bussi! Elles sont tellement bien construites que l’on croirait lire de véritables histoires et non pas des nouvelles, on arrive aisément à identifier les personnages tout comme le cadre et l’intrigue qui sont développés comme il faut malgré la contrainte de taille liée au format de nouvelle et chacune d’entre elles nous apportent des émotions et des surprises différentes. 

jeudi 22 février 2018

Les passeurs de livres de Daraya (Delphine Minoui)




Nationalité de l’auteur: Française
Editions Seuil (19 Septembre 2017)
Collection Documents
160 pages
ISBN-10: 2021363023
ISBN-13: 978-2021363029
Genre: Contemporain
Lu le: 15 Février 2018
Ma note: 17/20





Résumé/4ème de couverture:

De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque clandestine, calfeutrée dans un sous-sol de la ville.

Leur résistance par les livres est une allégorie : celle du refus absolu de toute forme de domination politique ou religieuse. Elle incarne cette troisième voix, entre Damas et Daech, née des manifestations pacifiques du début du soulèvement anti-Assad de 2011, que la guerre menace aujourd'hui d'étouffer. Ce récit, fruit d'une correspondance menée par Skype entre une journaliste française et ces activistes insoumis, est un hymne à la liberté individuelle, à la tolérance et au pouvoir de la littérature.

Mon avis:

            Je remercie chaleureusement ma belle et généreuse copine Stéphanie (un immense bisou si tu passes par là!!) pour m’avoir offert (et découvrir) ce livre, car non seulement il m’a beaucoup plu et marqué mais en plus, je suis assez fière d’avoir pu découvrir ce témoignage-reportage et de participer à la diffusion de ce magnifique élan de résistance à la barbarie et à la dictature avec quoi? avec des livres!!!!
Il est vrai que spontanément je n’aurais jamais été vers ce livre afin de la découvrir, non pas parce qu’il n’est pas en version poche, mais « simplement » dans le sens où ce qui se passe au Moyen-Orient, ici en Syrie en l’occurrence, me m’intéresse pas plus que çà. C’est assez horrible et dur de dire cela, j’écoute et y prête oreille, mais essayer de mettre de la distance entre ces évènements et sa propre vie permet peut-être, égoïstement, de nous protéger.

Points de vue/Critiques:

            Face aux bombardements, à la faim, aux attaques chimiques et au fait d’être coupés du monde, la ville de Daraya va trouver en son coeur quelques hommes qui, non seulement s’opposent ouvertement au régime de dictature et d’oppression de Bachar al-Assad, mais en plus vont le faire en action. Pour cela, ils vont récolter des centaines de milliers de livres pour les regrouper dans un sous-sol qui deviendra rapidement une bibliothèque. Avec ses plus de 15000 livres qu’elle abritera, cette bibliothèque sera plus que cela, ce sera un lieu aussi un lieu de rassemblement, d’échanges, de partages, d’instructions mais aussi de « mieux-être » comme une réelle échappatoire à tout ce qui se passe en surface. Réunions, films, débats, témoignages vont donc rythmer les allées de cette bibliothèque. 
Sans donner de multiples détails et fioritures, Delphine Minoui a su parfaitement et rapidement retranscrire cette ambiance qui n’est pas si particulière et singulière que cela, puisque c’est exactement ce que l’on peut nous-mêmes retrouver dans nos bibliothèques occidentales. On prendre donc conscience que les livres, quelque soit leur langue ou leur thème, sont parfaitement universels. L’auteure a très bien su construire son livre afin de retranscrire au passif tout ce qu’on lui transmettait, en nous expliquant très bien sans s’égarer et en restant dans les barrières de la compréhension, tous les problèmes majeurs qu’elle et Ahmad et ses amis ont pu rencontrer afin de pouvoir communiquer ou juste survivre… 

Tout au long de la lecture, on est frappé, touché, ému, révolté, d’autant plus que l’on se dit que tout cela est vrai et que cela s’est passé il y a à peine 2 ans (tout en sachant que la situation ne s’est pas amélioré depuis!)! De petits détails qui pourraient semblait insignifiants m’on particulièrement marqué comme le fait que Ahmad et ses acolytes ont pris le temps de noter la provenance de chaque livre pour pouvoir les restituer ou encore le fait qu’il faut ouvertement dire et affirmer que 2+2=4 et non pas 5, comme autre moyen de résistance. 
En fermant le livre, on a réellement envie de les rencontrer, de leur parler et de leur remercier de s’être accrocher, d’avoir étaient forts et d’avoir rendu aux livres la place qu’ils méritent.

En bref:


            Delphine Minoui a fait un travail extraordinaire pour recueillir et retranscrire le combat de ces héros ordinaires de notre temps, ces passeurs de livres, qui combattent et résistent fermement le régime d’oppression et de dictature imposé par Bachar al-Assad en Syrie, et ils le font d’une belle et magnifique manière: par celle des livres en offrant une bibliothèque à tous. Un super reportage/témoignage où l’on prend conscience que les livres peuvent être universels et remplis d'un pouvoir extraordinaire de paix, de liberté et de connaissances et bien plus encore… 

mercredi 21 février 2018

Catlyn, tome 2: l'étrange Monsieur Tête-en-Bois




Scénario et Illustrations: Francis Sapin
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Vents d’Ouest (30 Janvier 2013)
Collection Jeunesse
48 pages
ISBN-10: 2749307074
ISBN-13: 978-2749307077
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 15 Février 2018
Ma note: 15/20




L’histoire:

Finalement, Catlyn commence à trouver ça plutôt sympa de vivre dans une maison de retraite pleine de créatures magiques cherchant à se faire passer pour d inoffensifs petits vieux ! Garder cet incroyable secret n est pas évident pour une petite fille ! Heureusement, elle trouve un nouvel ami en la personne de Robin, qui lui aussi vit entouré de créatures magiques : ses tantes sont des fées ! Ils ne seront pas trop de deux pour faire face aux ennuis qui ne tardent pas à se présenter : le Professeur Nicéphore, qui se contentait jusqu à présent de vivre en tant qu'esprit pur, utilisant de temps à autre un pantin de bois comme corps, décide tout à coup d'aller découvrir le monde !

Mon avis:

            Le début de l’histoire de ce deuxième tome se passe immédiatement après l’histoire du premier tome. A l’image donc des scénarios, on ne perd pas de temps et on enchaîne! 
Dans cette nouvelle histoire, on retrouve tous les ingrédients que l’on retrouvait dans le premier opus: des personnages normaux, des personnages fantastiques, des personnes peu fréquentables, une enquête et des lieux qui nous font voyager. 
L’intrigue m’a paru un peu plus poussée et donc plus longue. De plus, un élément incorporé fait en sorte de créer un certain suspense puisqu’il ne trouve pas de résolution et permet de créer une ouverture pour la suite des aventures de Catlyn.

En bref:

            Tous les éléments retrouvés dans le premier tome des aventures de Catlyn et qui en font une bonne lecture jeunesse, se retrouvent une nouvelle fois ici, avec peut-être une histoire plus longue et plus poussée, et dans laquelle on a introduit un élément permettant de créer un suspense et un lien avec la suite de la série.

Autour du livre:

  • Tome 1: Les vieux qui détestaient les pizzas (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque