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lundi 11 décembre 2017

Il était une lettre (Kathryn Hughes)



Titre original: The letter
Traduction: Pascale Haas
Nationalité de l’auteur: Anglaise
Editions Le Livre de Poche (8 Février 2017)
numéro 34395
416 pages
ISBN-10: 225306971X
ISBN-13: 978-2253069713
Genre: Contemporain
Lu le: 27 Novembre 2017
Ma note: 17/20



Résumé/4ème de couverture:

Manchester, 1973. Tina, secrétaire dans une compagnie d’assurances, est bénévole dans une boutique caritative le samedi. Cette activité lui permet d’échapper quelques heures à son mari, Rick, violent et alcoolique. Alors qu’elle trie de vieux vêtements, dans la poche d’une veste de costume, elle met la main sur une lettre jamais ouverte ni postée. C’est une demande en mariage, datée de septembre 1939. Émue, Tina décide de retrouver la destinataire de ce courrier, Chrissie, pour le lui remettre. Une simple enveloppe peut-elle contenir la clé du bonheur ? Et le chagrin d’une femme saurait-il illuminer la vie d’une autre ?
À plusieurs décennies d’intervalle, deux histoires d’amour brisées en plein vol, deux destins de femmes au cœur meurtri.

Mon avis…:

Je suis tombée totalement par hasard sur ce livre que je ne connaissais pas du tout. Il est rare que j’achète un livre que je n’ai jamais vu passé quelque part, mais ici, le titre, la couverture, le résumé et sa sélection pour m’ont convaincu (et puis évidemment son tout petit prix, livre d’occasion oblige). Et lorsque j’ai vu que ce ivre était très bien noté sur Livraddict, j’était d’autant plus contente et intriguée par cette histoire.
« Il était une lettre » est tout à fait le genre de livre que j’affectionne de lire de temps en temps et il a parfaitement rempli toutes ses promesses et même bien au-delà. On retrouve une histoire belle et touchante, qui amène son lot de péripéties, qui tient tout de même en haleine (mais bien sûr pas de la même façon qu’un thriller par exemple), les personnages sont vraiment bien dépeints et sont attachants, et l’on voyage sur deux époques différentes qui amène une construction bienvenue et qui embellie l’histoire. Bref, un pur bonheur et une réussite totale qui m ‘amène à conserver le nom de l’auteure dans un coin de ma tête.

Points de vue/Critiques:

La construction de l’histoire nous emmène dans les années 70 avec le personnage de Tina et au début de la Seconde Guerre Mondiale avec le personnage de Chrissie. J’ai bien évidemment aimé voyager dans ces deux époques, d’autant plus qu’elles appartiennent toutes deux à du passé révolu (souvent, dans les livres avec deux époques, l’une d’elle fait référence à notre présent). De plus, l’utilisation du « jonglage » entre les deux époques est pour moi maîtrisée, car j’ai aimé trouvé le fait que lorsque l’on se situe à une des deux époques, on y reste tout de même le temps de plusieurs chapitres. Il n’y a pas d’alternance, permettant de s’installer un peu, quelques temps avec chacune de nos héroïnes.

Le personnage de Tina, aux mains et aux prises d’un mari violent est tout de suite quelqu’un de très attachant. Pourtant, du fait de sa situation personnelle, elle aurait pu me révolter et m’énerver, mais il n’en est rien puisque Kathryn Hughes a très bien su traiter le sujet. Ses pensées, ses interrogations, la vision de sa situation (personnelle et professionnelle), son futur, tout y est très bien retranscrit.
De l’autre côté, Chrissie est une jeune fille qui va se retrouver confrontée à de multiples coups du sort à cause du fait qu’elle soit tombée amoureuse. Elle n’a rien demandé ni fait quoi que ce soit de grave, mais son destin est semé d’embûches. On a mal et on s’inquiète pour elle.
Au delà de ce point commun d’être confronté à la dure loi de la réalité à cause de l’amour, Tina et Chrissie n’ont rien en commun, et l’auteure ne cherche pas à nous les faire associer, à les comparer ou établir un lien particulier entre elles.

Très subtilement, l’auteure fait référence à de nombreux thèmes comme la condition de la femme à 30 ans d’intervalle, le jugement de la société, l’emprise de la religion, les secrets de famille, la domination et la violence physique, mais bien sûr aussi l’amour, le vrai, la prise de conscience et l’espoir. Même si tout cela fait partie intégrante de l’histoire, je dis que l’auteure les évoque de manière subtile, puisque sa manière de narrer est très visuelle et cela n’est pas si courant (le dernier livre qui m’a fait véritablement cet effet, était « Le gang des rêves » de Luca di Fulvio). Et puis tout cela est évident baigné d’amour tout en comportant des révélations inattendues, des secrets, des rebondissements, des inquiétudes, des frustrations, des trahisons et du suspense, qui font de cette lecture un petit coup de coeur !

En bref:         

            Une lecture totalement prenante et immersive puisque Kathryn Hughes a cette particularité d’avoir cette écriture visuelle. Nous voyageons donc entre deux époques différentes aux côtés de deux héroïnes, toutes deux différentes mais ultra attachantes avec qui nous partageons leurs doutes, leurs angoisses et leur espoir. A côté de ces personnages flamboyants, nous retrouvons une histoire très bien construite avec un scénario sans aucune fausse note, donc il n’y a pas à hésiter sur ce livre !



dimanche 10 décembre 2017

Les nombrils, tome 1: pour qui tu te prends?





Scénario et Illustrations: Delaf et Dubuc
Nationalité des auteurs: Canadienne
Editions Dupuis (25 Janvier 2006)
46 pages
ISBN-10: 280013772X
ISBN-13: 978-2800137728
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 27 Novembre 2017
Ma note: 15/20



L’histoire:

            Cette BD raconte la vie de Karine, une gentille maigrichonne naïve mais aussi imprévisible, de Jenny, une adolescente magnifique mais pas très intelligente, et de Vicky, une fille manipulatrice et prétentieuse.

Mon avis:

            « Les nombrils », c’est l’histoire de deux filles méchantes, populaires, fashion-victimes et sexys (et affichant constamment leurs nombrils^^) et d’une fille, gentille, grande, maigre et pas très jolie. Mais leur particularité, c’est que ces filles-là sont amies! Même si Jenny, Vicky et Karine connaissent les caractéristiques de chacune, leur amitié va montrer des signes de limites à cause d’un garçon…
Si cette dernière partie peut paraître classique, ce n’est pas ce que j’ai préféré et ce que je retiendrais de cette bande-dessinée. J’ai aimé les messages diffusés et destinés à ce même public de collège. Ainsi les apparences physiques et leurs préjugés éclatent au grand jour, les moqueries face à ceux qui ne rentrent pas dans le moule imposé et la force dés lors que nous sommes au minimum deux permet d’accentuer les critiques. Néanmoins, au sein de cette négativité bourrée de clichés et de superficialité, mais qui sont tellement réaliste, j’ai aimé le fait que l’amitié reste au coeur de tout cela, et en particulier le fait que l’amitié ne répond pas aux règles de bienveillance et que tout est possible. Que ce soit les moqueries, la méchanceté ou même les garçons, rien n’arrête très longtemps l’amitié qui rassemble les trois filles qui s’apprécient à leur façon malgré leurs différences et le fait qu’elles ne se ressemblent pas vraiment. Donc pas besoin d’avoir une copie conforme de soi pour amie, et ce message d’amitié est original et rafraîchissant! 

En bref:

            A travers cette bande-dessinée, les auteurs réussissent la pari de retracer l’intégralité des codes sociaux en vigueur au collège, en hésitant pas à accentuer les traits et les clichés qui ne font pas franchement éloigner de la réalité. Le tout peur véritablement servir de pédagogie aux plus jeunes et peut également renseigner les parents et adultes sur ce qui se passe de nos jours dans les cours de récréations.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Ce qu'il faut de terre à l'homme





Scénario et Illustrations: Martin Veyron
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Dargaud (22 Janvier 2016)
136 pages
ISBN-10: 2205072471
ISBN-13: 978-2205072471
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 26 Novembre 2017
Ma note: 15/20



L’histoire:

            Sur son lopin de terre de Sibérie, le paysan Pacôme vit avec sa femme et son fils. Il n'est pas riche mais il subvient aux besoins de sa famille. Cependant, Pacôme se sent à l'étroit. « Si seulement j'avais plus de terres, soupire-t-il en regardant par-delà la clôture, je pourrais être tout à fait heureux. » Un appétit, tant pour les terres que pour ce qu'elles rapportent, qui va aller grandissant... D'après une nouvelle de Léon Tolstoï.

Mon avis:

Je ne savais pas du tout que ce titre est à la base un roman de Tolstoï (un conte intitulé « Qu’il faut peu de place sur terre à l’homme »). Et comme j’ai apprécié cette histoire, j’en suis d’autant plus ravie! 
C’est une histoire toute simple et tout aussi prenante. Très vite, on se rend compte que l’ambition, la richesse et la cupidité seront les facteurs sous-jacent de l’histoire. En effet, le but ultime de Pacôme, qui a engendrer plus de terre, au fil du temps, est d’en avoir toujours plus. Ainsi, vers la fin de l’histoire, on s’attend bien sûr à une bonne petite morale finale. Et même en la présumant, j’ai été bien étonné par la formulation qui conclue le livre, que je trouve juste excellente et pertinente. Ce n’est qu’en prenant conscience de cette finalité que l’on se rend compte qu’en fin de compte, cette histoire peut davantage s’apparenter à un conte ou une fable.

Evidemment, au delà de la fable moraliste, cette histoire est avant tout une critique du communisme et du capitalisme. Car dans une petite communauté très fermée, traditionnelle et conservatrice, un simple petit grain de poussière peut tout faire voler en éclat. Quand on dit que « mieux est l’ennemi du bien » on en est vraiment pas loin ici...

En bref:

            Avec des personnages crédibles, un graphisme agréable et une histoire simple et prenante, cette histoire est une très jolie fable qui met en lumière la folie des grandeurs et qui se conclue magnifiquement bien d’une manière bien piquante. Ainsi, le petit côté réflexion est le petit bonus de cet ouvrage.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque


L'arabe du futur, tome 1




Scénario et Illustrations: Riad Sattouf
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Allary (7 Mai 2014)
Collection Images
158 pages
ISBN-10: 2370730145
ISBN-13: 978-2370730145
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 26 Novembre 2017
Ma note: 9/20



L’histoire:

Ce livre raconte l'histoire vraie d'un enfant blond et de sa famille dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d'Hafez Al-Assad.

Mon avis:

Même si cette bande-dessinée a remporté un réel et beau succès, je dois avouer que je suis passée totalement à côté et qu’en plus, je n’ai pas du tout aimé!!! Mais peut-être (et je pense que c’est le cas) que je ne l’ai pas bien comprise…
Quoiqu’il en soit, le personnage de Riad, qui est aussi l’auteur de cette bande-dessinée, est vraiment adorable, touchant et intelligent et je l’ai beaucoup aimé. En revanche j’ai eu un réel problème concernant ses parents et en particulier son père. Et malheureusement, Riad n’est pas vraiment le personnage principal, puisque l’histoire se concentre vraiment sur son père… 

Au début de l’histoire, le papa de Riad fait ses études en France, ce pays qu’il apprécie beaucoup tout en ayant en tête son pays d’origine qu’il n’oublie pas et qu’il aimerait aider. On sent dés lors son amour patriotique partagé. Puis petit à petit, à partir du moment où il retourne en Libye et en Syrie, le papa de Riad s’endurcit dans ses idéaux politico-religieux, ne prend pas de recul sur sa famille et est lui-même dans le paradoxe. En effet, faire venir sa famille et surtout élever deux enfants en bas âge dans un pays où on ne possède même pas sa propre maison, où il n’y pas d’eau et d’électricité ni aucun meuble, et où sa femme est comme transparente pendant que son fils évite de se faire endoctriner par les armes et la violence et de se faire constamment violenter, quand on est un chef de famille, pas complétèrent arabe, c’est quelque chose de totalement égoïste, surtout à partir du moment où il perd son travail… Pour moi, quelqu’un de sensé aurait du prendre du recul pour se demander quel est le mieux pour sa famille: vivre dans ces conditions ou lui donner le meilleur?
Mais ce manque de réalisme de sa part peut s’expliquer par le fait que l’on a l’impression qu’il se fait de plus en plus, lui-même, endoctriner par sa propre culture et famille. Son comportement est de plus en plus étrange et il baragouine tout seul. De plus, son discours est totalement paradoxal: d’un côté il dit que l’arabe du futur est éduqué pour pouvoir sortir son pays de la dictature et de l’autre côté, il affirme que la dictature est le seul moyen pour que les habitant s’éduquent par la force...
Bref, j’ai tout simplement et malheureusement eu la vision d’une personne antisémite, antipathique, et basculant vers l’extrémisme…

Quand à la mère de Riad, est-elle courageuse ou fait-elle simplement preuve d’une grande capacité d’adaptation? Quoiqu’il en soit, celle-ci m’a aussi pas mal agacée, puisqu’elle est totalement transparente: pas de réactions, de paroles ou d'actions diverses face aux situations qu’elle doit subir, même quand cela concerne son fils. 
De même, tout au long de l’histoire, nous n’avons jamais de paroles, de gestes ou de situations montrant que les parents de Riad s’aiment tout simplement. 

En bref:

            Grâce à la vision enfantine et innocente du petit Riad, cette bande-dessinée nous fait réfléchir sur les différences culturelles entre Orient et Occident et que l’adaptation pour chacune des cultures n’est pas évidente lorsque l’on est un petit garçon totalement partagé entre les deux. Néanmoins, pour ma part, je n’ai pas du tout aimé cette bande-dessinée du faut que Riad n’est pas vraiment au centre de l’histoire au profit de sa mère, totalement absente et transparente et surtout de son père qui se révèle être plutôt une personne antisémite et presque extrémiste. 

Autour du livre:

  • Prix du meilleur album, Angoulême 2015
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Le château des étoiles, tome 3: les chevaliers de Mars





Scénario et Illustrations: Alex Alice
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Rue de Sévres (26 Avril 2017)
60 pages
ISBN-10: 2369814713
ISBN-13: 978-2369814719
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 22 Novembre 2017
Ma note: 16/20



L’histoire:

            1870. En plein dix-neuvième siècle, le sort de la Terre se joue sur Mars ! Dans cette suite de la série à succès Le Château des étoiles, récompensée par de nombreux prix, Séraphin et ses amis sont de retour sur Terre. Après avoir révélé au monde le secret du voyage spatial, ils ont trouvé refuge dans un manoir breton. Mais leur engin volant est désormais l'objet de toutes les convoitises ! Alors que le père de Séraphin est en voyage à Londres, le manoir est cerné par des brumes lourdes de menaces... Spectres, ou espions prêts à tout pour mettre la main sur le précieux engin ? Nouvelles machines, complots internationaux, têtes couronnées, expéditions au-delà de l'espace... La course à l'éther est lancée, et la paix sur Terre est désormais entre les mains de Séraphin et des Chevalier de Mars ! 

Mon avis:

Pas facile de me faire une idée sur cette saga puisque le premier tome était très joli et m’avait beaucoup plu, alors que le deuxième tome m’a totalement perdue au niveau du scénario. Pour ce troisième tome, nous entamons là, un nouveau cycle, et donc une nouvelle histoire. Et que se soit au niveau des dessins ou de l’histoire, j’ai retrouvé mon engouement et mon plaisir du tome 1, et peut-être même un peu plus accentué.
En effet, on y retrouve ces magnifiques dessins aux couleurs pastels (que nous avions un peu perdus dans le tome 2) et surtout j’ai beaucoup apprécié le scénario, qui fourmille de rebondissements et qui m’a paru clair et très bien construit, également à la différence du tome 2.

Et puis dans l’histoire on peut dire que l’on voyage et que l’on découvre non pas du pays, mais des planètes. Nos jeunes héros partent en Bretagne avant de partir sur Mars afin de déjouer les manigances politiques et pour tenter de sauver la planète Terre. Je trouve ainsi, que les messages et le but de cette conquête sont beaux et justifiés.

En bref:

            Un univers à la fois magique et scientifique qui nous fait voyager bien plus loin que la Terre. Le scénario est clair et bien construit, truffé de rebondissements, et il est surtout magnifiquement réhaussé par ces illustrations si particulières avec leurs teintes pastels toutes douces, qui tranchent parfaitement avec ce côté espace et science-fiction.

Autour du livre:
  • Cycle 1: tome 1 (<— chronique à retrouver ici)
  • Cycle 1: tome 2 (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Le maître des livres, tome 1 & 2



LE MAÎTRE DES LIVRES, TOME 1

Titre original : Toshokan no Aruji, book 01
TraductionFabien Nabhan
Scénario et Illustrations: Shinohara Umiharu
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Komikku (28 Août 2014)
188 pages
ISBN-13:979-1091610629
Genre: Manga
Lu le: 29 Novembre 2017
Ma note: 17/20



Résumé/4ème de couverture :

À la bibliothèque pour enfant "La rose trémière" vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu'il peut laisser paraître, c'est un professionnel de premier ordre. Aujourd'hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu'il leur trouvera le livre salvateur.




LE MAÎTRE DES LIVRES, TOME 2

Titre original : Toshokan no Aruji, book 02
TraductionFabien Nabhan
Scénario et Illustrations: Shinohara Umiharu
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Komikku (28 Août 2014)
192 pages
ISBN-13: 979-1091610636
Genre: Manga
Lu le: 30 Novembre 2017
Ma note: 17/20



Mon avis:

Quand on apprécie les livres et la lecture, quoi de mieux que des histoires qui en parlent? C’est exactement ce que l’on retrouve dans « Le maître des livres », le titre et la couverture aident forcément à bien comprendre le thème de cette série de mangas! Et non seulement, l’historie nous plonge au coeur d’une bibliothèque, mais en plus, on nous relate les histoires de certains livres qui y prennent place. Avec un texte richement présent, on passe véritablement un bon moment au coeur de cette série et de cette bibliothèque fictive. 

Points de vue - Critiques:

            Même si de nombreux personnages sont présents, que ce soit des adultes ou des enfants, des lecteurs ou des employés de la bibliothèque « La rose trémière », et qu’ils ont tous une place assez importante, le prier tome s’attarde un peu plus sur le personnage principal: Mikoshiba, le bibliothécaire en chef. Autant dire qu’il n’a rien de l’archétype du gentil bibliothécaire: grognon et renfrogné, un caractère très affirmé et il n’hésite pas envoyé paître petits et grands. Cependant, il dispose d’un flair hors du commun et connaît toutes les histoires qui composent sa bibliothèque et sait parfaitement quel livre est fait pour telle personne. Sa devise est d’ailleurs "« Ce n'est pas toi qui choisis les livres… mais les livres qui te choisissent.», j’adore!!!
Et c’est d’ailleurs ce professionnalisme et cette incroyable capacité qui fait qu’il est aimé et respecté de tous (les enfants d’ailleurs l’adorent et le réclament), et même par nous lecteur. De plus, il est un formidable défenseur de la littérature jeunesse auprès des adultes car il n’y a pas d’âge pour lire de la littérature jeunesse. C’est pour moi, le personnage que j’ai préféré et que j’aurais aimé voir davantage dans le tome 2. 

Avec tous les personnages, les collègues de Mikoshiba ou les lecteurs de la bibliothèque, nous nous attardons un peu sur chacun d’entre eux. C’est dans le tome 2 que l’on découvre un peu plus les autres bibliothécaires, avec grand plaisir. Ainsi, le mangaka met en lumière le rapport de chacun avec les livres qui ont tous un vécu différent que se soit dans un cadre personnel, professionnel, un coup de coeur dans leur jeunesse ou tout simplement un hasard. On retrouve également la relation entre bibliothécaires et libraires et ce point est très intéressant. A travers « le maître des livres », le mangaka prend de le temps de mettre en place des histoires vraiment complètes où de nombreux thèmes et aspects sont abordés.

Suivant les livres que Mikoshiba conseille à ses lecteurs, l’histoire de ce livre nous est elle-même raconté (de façon condensé certes). Venant la plupart du temps de la littérature jeunesse asiatique, je ne connaissait pas les titres et c’est un plaisir de les découvrir même si les morales sont un peu difficile à comprendre et à mettre en parallèle avec le personnage en question. 

En bref:

            Une très sympathique série de mangas au coeur d’une bibliothèque jeunesse, idéale pour tous les amateurs de livres. Malgré son caractère particulier, le personnage principal est attachant et est fascinant par son pouvoir quasi extraordinaire avec les livres. En même temps que certains lecteurs, nous prenons nous aussi connaissance de certaines histoires mais le manga se concentre davantage sur le rapport et le pouvoir des livres sur les gens qu’ils soient adultes ou enfants!

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque