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jeudi 19 octobre 2017

Geisha, ou le jeu du shamisen, tome 1




Scénario: Christian Perrissin
Illustrations: Christian Durieux
Nationalité des auteurs: Française et Belge
Editions Futuropolis (6 Avril 2017)
88 pages
ISBN-10: 2754812164
ISBN-13: 978-2754812160
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 15 Octobre 2017
Ma note: 15/20



L’histoire:

Les premiers temps sont prometteurs. Mais son père est fauché par un tramway. Il perd sa jambe, et tout espoir de trouver un travail. La fillette est alors vendue à une maison réputée de geisha et fera l’apprentissage des arts. Il lui faudra savoir chanter, danser, marcher avec autant d’élégance que de talent afin d’éviter de devenir servante à son tour, ou prostituée. L’enfant a un don pour le shamisen. À savoir jouer de cette guitare à trois cordes, elle peut diriger sa vie. À devenir geisha, elle pourra assurer la survie de sa famille et s’assurer un avenir. Mais rien ne sera facile pour l’enfant au visage disgracieux et à l’allure sauvage. Elle deviendra Kitsune, la renarde… 

Mon avis:

            Retrouver l’univers du Japon et celui des Geishas est toujours un ravissement avec une certitude de passer un bon moment. Et cette bande-dessinée ne déroge pas à la règle. Néanmoins, ce ne fut pas un grand coup de coeur, puisque hormis la fin, l’histoire est en tout point semblable à celle de « Geisha » d’Arthur Golden. On retrouve ainsi une petite fille, séparée de sa petite soeur pour être vendue à une maison de geisha afin d’éponger les dettes de la famille. Elle devra tout d’abord s’acquitter des corvées quotidiennes au milieu de la geisha reine de la maison qui la déteste, de la reine mère qui surveille tout et d’une autre apprentie geisha qui deviendra son amie. 
Les ressemblances s’arrêtent ici puisque notre jeune héroïne Kitsune, qui n’a pas vraiment un physique avantageux, va elle avoir une autre destin étant donné le don qu’elle possède: celui de la musique et plus particulièrement pour le shamisen. C’est très intéressant de découvrir cet art de geisha, peu et pas assez mis en avant lors que l’évocation du monde des geishas, même si visuellement l’instrument peut nous sembler familier. L’orientation de l’avenir de Kitsune vers la musique offre de belles perspectives pour la deuxième partie.

Dommage que les illustrations soient en noir et blanc, car une colorisation même aux teintes pastels ou d’aquarelles auraient réveillés l’histoire surtout que le thème et l’ambiance de l’histoire se prêtent parfaitement à de magnifiques paysages pouvant rendre le tout vraiment magnifique.

En bref:

            Une bonne lecture pour cette histoire de geisha qui commence sur des bases appartenant au déjà-vu mais qui bascula progressivement dans l’originalité en partant vers l’art de la musique chez les geishas. On déplore cependant la non colorisation qui aurait apportée beaucoup de bonus à ce livre.

Autour du livre:

  • Livre emprunté à la bibliothèque



Azur, tome 3: la déesse d'Orc




Scénario et Illustrations: Philippe Ogaki
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Delcourt (7 Mars 2012)
48 pages
ISBN-10: 2756027995
ISBN-13: 978-2756027999
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 12 Octobre 2017
Ma note: 14/20





L’histoire:

Décidément, rien ne résiste au passage de Nikki, Sam et Issuzu. Et ce n'est pas leur halte d'urgence au marché des corbeaux pour faire réparer leur vaisseau qui risque d'apaiser la situation. Car, ici, tout s'achète et surtout tout se vend, au grand dam de Sam bientôt pris au piège de sa cupidité, malgré les mises en garde d'Issuzu. Quant à Nikki ? Elle fait l'objet de toutes les convoitises...

Mon avis:

            Ce troisième tome est à l’image du second: autant j’ai pu prendre plaisir et aimé voir le destin de Nikki progresser et voir se développer de plus en plus le personnage de Sam avec son humour macho mais mordant, autant je n’arrive pas à suivre ce qui se passe au niveau des méchants et où se situe l’histoire pour nos héros. La seule chose que je comprend réellement, c’est qu’évidement une armée ennemie pourchasse Nikki puisqu’ils convoitent tous la même chose. 
Et même en ce qui concerne Nikki, les surprises ne sont pas au rendez-vous puisque l’auteur nous apporte du réchauffé façon Exalibur…
Heureusement qu’il n’y a que quatre tomes et c’est l’envie de voir ce qui se passe réellement pour Nikki avec son grand-père qui me fera terminer cette série.

En bref:

            Une troisième tome qui est dans la continuité moyenne du second où l’on aime s’attarder sur les personnages, leurs personnalités et l’accomplissent de leur destin mais où les incessantes batailles ennemies et changements de lieux déboussolent et sont trop déstabilisants.


Autour du livre:
  • Tome 1: Providence (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: L'oiseau sacré (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque


Magasin général, tome 6: Ernest Latulippe




Scénario: Régis Loisel
Illustrations: Jean-Louis Tripp
Nationalité des auteurs: Française
Editions Casterman (10 Novembre 2010)
72 pages
ISBN-10: 2203026162
ISBN-13: 978-2203026162
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 11 Octobre 2017
Ma note: 15/20



L’histoire:

En l’absence de Marie, dont personne ne sait si et quand elle reviendra de Montréal, Serge a pris la décision de s’occuper désormais de son commerce. C’est qu’il faut bien approvisionner Notre-Dame-des-Lacs, qui manque de tout depuis que son Magasin Général est tombé en déshérence. Malheureusement, ce n’est pas si simple. Les fournisseurs de Saint-Simon, qui n’accordaient leur confiance qu’à Marie, refusent de faire crédit à Serge. La tension monte au village, scindé en deux camps : ceux qui regrettent Marie (surtout les hommes) et ceux qui sont heureux qu’elle soit partie (surtout les femmes), ne lui pardonnant pas d’avoir « fauté ». 
Pendant ce temps, Marie s’amuse comme une folle à Montréal, sort et multiplie les amants. Mais elle est nostalgique du village…

Mon avis:

            L’absence de Marie, figure maîtresse du village de Notre-Dame-des-Lacs se fait rudement ressentir par tout le monde. Car après l’avoir raillée, méprisée et critiquée pour une chose infime qui n’a tué personne, le village entier a fait fuir Marie jusqu’à Montréal. Dans ce tome, j’ai à la fois beaucoup aimé voir le retour du boomerang pour les personnes du village se rendent compte qu’il ne faut pas blâmer autrui surtout quand cette dernière est une pièce maîtresse de la vie du village et de tout le monde en assurant quelque part leur vie et leur survie, mais également le fait de revoir Marie rayonnante, épanouie et souriante pour qui ces petites vacances forcées se sont révèles salvatrices. 

Le retour de Marie n’apaise pas forcément les petites tensions et chamailleries quotidiennes du village, mais à l’avantage de rassembler tout le monde et de faire revenir la joie et l’espoir. Mais ses jolies retrouvailles seront de courte durée puisque les frères Latulippe vont créer un branle-bas de combat dans tout le village. J’ai été assez surprise que cet évènement qui se révèle être quand même le titre de l’album, arrive très tard dans l’histoire. Je pense donc que ces nouveaux personnages se retrouveront dans la suite de la série.

En bref:


            Un sixième tome qui à la fois nous donne le plaisir de voir tout le village réuni grâce au retour salvateur de Marie mais qui nous donne également du suspense et des péripéties avec notamment l’intervention de Ernest Latulippe qui dynamise l’histoire mais qui nous donne aussi de la matière et du renouveau pour la suite.


Autour du livre:

  • Tome 1 : Marie (ß chronique à retrouver ici)
  • Tome 2 : Serge (ß chronique à retrouver ici)
  • Tome 3 : Les hommes (ß chronique à retrouver ici)
  • Tome 4 : Confessions (ß chronique à retrouver ici)
  • Tome 5 : Montréal (ß chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque

Les mutants, un peuple d'incompris





Scénario et Illustrations: Pauline Aubry
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Les arènes (27 Janvier 2016)
136 pages
ISBN-10: 2352044863
ISBN-13: 978-2352044864
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 12 Octobre 2017
Ma note: 14/20



Résumé/4ème de couverture:

Mi-enfant, mi-adulte et complètement mutant. Sur ses sables mouvants, l’ado se construit en marchant.

L’histoire:

            Dans sa jeunesse, Pauline Aubry était atteinte d’une maladie qu’elle ne parvenait pas à identifier : des « crises d’angoisse ».
Abonnée au service de pédopsychiatrie d’un hôpital parisien, elle a gardé de l’adolescence l’image d’un monde fragile et douloureux.

Des années plus tard, elle est retournée dans ce même service pour y animer un atelier BD. L’occasion pour elle de replonger dans cette époque de sa vie et de s’interroger : comment devient-on soi ?

Mon avis:

            Avec du retard voici enfin la dernière bande-dessinée sélectionnée pour le Prix Cezam 2017. Je ne culpabilise pas de ne pas l’avoir lue dans les temps pour les notations, car je n’ai pas aimé plus que ça cette bande-dessinée qui trouve être assez décevante et en bas de mon classement Cezam.

Sans résumé et avec un titre particulier, la première chose déroutante est le fait que l’on ne sait pas vraiment de quoi parlera l’histoire. On se trouve ainsi plonger dedans sans préparation et cette entrée en matière est assez brutale. Passer cela, on patauge alors dans la semoule. Même si il y a un fil conducteur, à l’intérieur de chance étape tout part un peu a volo. Au lieu de réellement se concentrer sur ces adolescents hospitalisés dans un service de pédopsychiatrie, l’auteure entrecoupe son histoire de mini fiches techniques sur les courants théoriques de la psychologie, de ses expériences personnelles, de moments d’humour ou d’autodérision ou d’autres mini-scénettes. Les pages et les chapitres sont construit de la même manière, s’enchaînent sur un même rythme et s'achèvent sans qu'aucune progression narrative se fasse sentir. Ce découpage particulier a fait en sorte de ne pas retenir mon attention et mon intérêt. Même s'il s'agit d'un témoignage et pas d'une œuvre de fiction, il manque à l'ouvrage un petit peu de nerf ou une certaine forme de suspens pour vraiment accrocher les esprits. 

En bref:

            Une bande-dessinée assez décevante où de multiples choses telle que la construction de l’histoire, les éléments relater, les illustrations et la présentation du livre seraient à travailler et à raffiner. C’est dommage car le sujet et l’angle de vue sont très intéressants, prometteurs et vendeurs!

Autour du livre:

  • Livre emprunté à la bibliothèque