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dimanche 27 mai 2018

La femme aux cartes postales




Scénario: Claude Paiement
Illustrations: Jean-Paul Eid
Nationalité des auteurs: Canadienne
Editions La Pastèque (1 septembre 2016)
227 pages
ISBN-10: 2923841921
ISBN-13: 978-2923841922
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 19 Mai 2018
Ma note: 16/20




L’histoire:

1957. Rose quitte sa Gaspésie natale en laissant, derrière elle, une lettre sur son oreiller. Elle n'a qu'un rêve en tête: briller sur les scènes des prestigieux cabarets de la métropole. À cette époque, Montréal est un haut lieu de la vie nocturne et l'une des escales obligées des plus grands jazzmen. Les nightclubs brillent de tous leurs feux et la mafia fait des affaires d'or. Mais l'arrivée du rock'n'roll, l'engouement pour la télévision et l'élection du jeune et incorruptible maire Jean Drapeau va sonner le glas de cet âge d'or. 2002. En Gaspésie, un étranger vient d'acquérir une maison abandonnée mise aux enchères; photos aux murs, vieux piano désaccordé et au fond d'un garde robe, un terrible secret de famille.

Mon avis:

            Par son graphisme et son histoire, « La femme aux cartes postales » est une ode au passé. L’auteur nous raconte un drame familial dans lequel deux récits, à deux époques différentes, s’entremêlent. 
Dans un premier temps, nous faisons la connaissance de Rose, cette fameuse « femme aux cartes postales ». Elle va être la figure de proue d'un ensemble de trois musiciens qui tire le diable par la queue, entre drogues et corruptions, alors que meurent les boîtes de jazz montréalaises à la fin des années 1950. Les comparses se rendront à New York, puis à La Havane où le trio se désagrégera en pleine tourmente révolutionnaire. 
En parallèle, et par petites touches, les auteurs présentent Victor Weiss, professeur d'anthropologie à Paris 8. L'enseignant est interpellé par la CIA qui lui apprend que ses restes ont été retrouvés dans les ruines des tours du World Trade Center. Ce sera pour lui le début d'une quête identitaire qui l'amènera de Paris à New York, puis jusqu'à l'arrière-pays québécois où il renouera avec des racines jusqu'alors inconnues. 

Le rythme est peut-être un peu lent mais il donne aux auteurs le temps de bien installer l’action et donne le temps au lecteur de s’imprégner parfaitement de toute l’histoire. Mais les dessins, le scénario, la colorisation, et l’ambiance s’accordent tous parfaitement pour nous immerger dans les années 50: c’est fascinant et passionnant. 

En bref:

            Grâce à Rose, les auteurs de « La femme aux cartes postales » nous offrent une passionnante histoire, qui nous embarque dans l’ambiance des années 50 aux Etats-Unis, mais qui nous entraine aussi dans une histoire plus contemporaine au Canada. Le lien est assez évident et le rythme est un peu lent mais tout se prête parfaitement à une allure plan-séquence cinématographique.

Autour du livre:
  • Fait parti de la sélection BD pour le prix Cézam Île-de-France
  • Livre emprunté à la bibliothèque



Blacksad, tome 5: Amarillo




Scénario: Juan Diaz Canales
Illustrations: Juanjo Guarnido
Nationalité des auteurs: Espagnole
Editions Dargaud (15 novembre 2013)
54 pages
ISBN-10: 2205071807
ISBN-13: 978-2205071801
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 16 Mai 2018
Ma note: 16/20




L’histoire:

Weekly doit quitter La Nouvelle-Orléans ; il y laisse John qui préfère rester pour chercher du travail sur place. Par chance, celui-ci croise justement un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui : un boulot simple et bien payé !

Mon avis:

Pour ce nouveau tome des enquêtes de Blacksad,  Juan Diaz Canales nous entraîne dans un road trip sur la mythique route 66! Et si cette nouvelle enquête semble être plus classique et peut-être un poil moins consistante, personnellement c’est ce que je préfère. Il faut dire que cette nouvelle histoire est un beau melting-pot de plein de choses: l’auteur délaisse légèrement le policier noir pour y ajouter un soupçon de road trip, on y retrouve un petit meurtre et quelques courses poursuites, histoire de ne pas s’ennuyer et on agrémente le tout de références cinématographique et musicales jazzy. 

Après avoir fait la part belle à de multiples univers dans les tomes précédents, dans celui-ci, on s’immerge dans le monde des écrivains qui oscillent entre survie, génie, folie et décadence.

Et évidemment, le graphisme est toujours au rendez-vous de la qualité. Les couleurs vraiment ensoleillées et vives viennent coller à la perfection à ce voyage dans les différents états des USA. Les personnages se révèlent toujours aussi réussis; leurs émotions et sentiments sont retranscrits de façon vraiment efficace et naturelle par un trait toujours vif et prenant.

En bref:

            L’intrigue de ce cinquième tome est peut-être un peu moins recherchée, mais j’y ai passé un bon moment. L’auteur a surtout voulu mélangé le genre de policier noir à celui du road-trip, offrant ainsi des moments de pause pour mieux saisir le voyage. Le graphisme avec ces magnifiques paysages désertiques américains et ces personnages anthropomorphiques restent d’une grande et belle qualité.

Autour du livre:
  • Tome 1: Quelque part entre les ombre (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 2: Artic-nation (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 3: Ame rouge (<— chronique à retrouver ici)
  • Tome 4: L’enfer, le silence (<— chronique à retrouver ici)
  • Livre emprunté à la bibliothèque



Perfect world, tome 3 & 4


PERFECT WORLD, TOME 3

Titre original : Perfect World, book 3
Traduction: Chiharu Chujo
Scénario et Illustrations: Rie Aruga
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Akata (9 Février 2017)
Collection L
164 pages
ISBN-10: 2369741880
ISBN-13: 978-2369741886
Genre: Manga
Lu le: 15 Mai 2018
Ma note: 15/20


Résumé/4ème de couverture:

Depuis l'accident arrivé à Kawana, un drôle de malaise s'est installé chez Itsuki. Le jeune homme handicapé commence en effet à se demander si, à cause de son état, il ne risque pas d'être un fardeau pour la femme qu'il aime. Et comme si ses doutes intérieurs ne suffisaient pas, de nombreuses pressions extérieures mettent en danger sa naissante relation de couple…



PERFECT WORLD, TOME 4


Titre original : Perfect World, book 4
Traduction: Chiharu Chujo
Scénario et Illustrations: Rie Aruga
Nationalité de l’auteur: Japonaise
Editions Akata (13 Avril 2017)
Collection L
164 pages
ISBN-10: 236974197X
ISBN-13: 978-2369741978
Genre: Manga
Lu le: 18 Mai 2018
Ma note: 15/20


Résumé/4ème de couverture:

Ayukawa a fait son choix et il semble irrévocable. Tsugumi a encore du mal à le croire, et pourtant… Kore-éda, resté dans l’ombre jusque-là, pourrait bien en profiter pour passer à l’action. Pour ne rien arranger, la jeune femme va également apprendre une autre nouvelle qui va profondément la bouleverser. Son quotidien bascule et… Le temps qu’Ayukawa réalise son erreur, ne sera-t-il pas trop tard ?

Mon avis:

            Avec ces deux nouveaux tomes, la série plonge malheureusement un peu dans les clichés et dans le pathos. En effet, on se concentre bien sûr toujours sur la relation amoureuse entre Tsugumi et Ayukawa mais celle-ci tombe dans le déjà vu et revu du « je t’aime moins non plus », « je t’aime trop donc il faut qu’on se sépare » etc… C’est un peu long, sans fin et ça tient sur deux tomes. 
De plus, l’handicap de Ayukawa est vu et commenté par des personnages secondaires très caricaturaux, méchants et acerbes. Avec ces personnages, notamment le père de Tsugumi ou encore l’assistance de Ayukawa, on tombe dans le malsain et la méchanceté. Le fait de partir sur cette voie est assez étonnante et décevante puisque le début de la saga était prometteur et surtout il nous faisait penser que l’auteur allait partir sur quelque chose d’innovant, une histoire d’amour porteuse d’espoir avec cet handicap au milieu du couple. 
Heureusement que le personnage de Maika est assez récurrent et qu’on la retrouve régulièrement car elle apporte une touche d'optimiste et de bonne humeur et de fraîcheur par sa présence.

Face à cette méchanceté des personnes entourant le couple, on comprend parfaitement Tsugumi qui se retrouve totalement perdue entre son fiancé qui ne veut plus d’elles son papa malade désapprouvant cette relation, son travail qui ne lui apporte plus grand intérêt et cet ancien camarade de classe qui lui déclare sa flamme! Tiraillée entre son coeur et sa raison, tout se chamboule dans la vie de Tsugumi et dans sa tête, et cela a fait en sorte, que je me suis beaucoup plus attendrie pour elle.

En bref:

            Après un début très prometteur, porteur d’espoir, et sur le fait d’avoir peut-être dans le futur une histoire d’amour originale avec justement une vision différente sur la handicap, ces deux nouveaux tomes annulent tous ces espoirs. En effet, l’histoire entre Tsugumi et Ayukawa semble avancé peu et tourner en rond, puisqu’on a l’impression de tombé dans les clichés: celui du handicap comme frein à toute relation, celui de la vision très négative de l’entourage et celui du triangle amoureux qui se profile… A voir avec la fin de la série, mais les surprises et l’engouement initial s’éloignent peu à peu.

Autour du livre:
  • Tome 1 & 2 (<— chronique à retrouver ici)
  • Livres empruntés à la bibliothèque