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dimanche 10 décembre 2017

Ce qu'il faut de terre à l'homme





Scénario et Illustrations: Martin Veyron
Nationalité de l’auteur: Française
Editions Dargaud (22 Janvier 2016)
136 pages
ISBN-10: 2205072471
ISBN-13: 978-2205072471
Genre: Bande-dessinée
Lu le: 26 Novembre 2017
Ma note: 15/20



L’histoire:

            Sur son lopin de terre de Sibérie, le paysan Pacôme vit avec sa femme et son fils. Il n'est pas riche mais il subvient aux besoins de sa famille. Cependant, Pacôme se sent à l'étroit. « Si seulement j'avais plus de terres, soupire-t-il en regardant par-delà la clôture, je pourrais être tout à fait heureux. » Un appétit, tant pour les terres que pour ce qu'elles rapportent, qui va aller grandissant... D'après une nouvelle de Léon Tolstoï.

Mon avis:

Je ne savais pas du tout que ce titre est à la base un roman de Tolstoï (un conte intitulé « Qu’il faut peu de place sur terre à l’homme »). Et comme j’ai apprécié cette histoire, j’en suis d’autant plus ravie! 
C’est une histoire toute simple et tout aussi prenante. Très vite, on se rend compte que l’ambition, la richesse et la cupidité seront les facteurs sous-jacent de l’histoire. En effet, le but ultime de Pacôme, qui a engendrer plus de terre, au fil du temps, est d’en avoir toujours plus. Ainsi, vers la fin de l’histoire, on s’attend bien sûr à une bonne petite morale finale. Et même en la présumant, j’ai été bien étonné par la formulation qui conclue le livre, que je trouve juste excellente et pertinente. Ce n’est qu’en prenant conscience de cette finalité que l’on se rend compte qu’en fin de compte, cette histoire peut davantage s’apparenter à un conte ou une fable.

Evidemment, au delà de la fable moraliste, cette histoire est avant tout une critique du communisme et du capitalisme. Car dans une petite communauté très fermée, traditionnelle et conservatrice, un simple petit grain de poussière peut tout faire voler en éclat. Quand on dit que « mieux est l’ennemi du bien » on en est vraiment pas loin ici...

En bref:

            Avec des personnages crédibles, un graphisme agréable et une histoire simple et prenante, cette histoire est une très jolie fable qui met en lumière la folie des grandeurs et qui se conclue magnifiquement bien d’une manière bien piquante. Ainsi, le petit côté réflexion est le petit bonus de cet ouvrage.

Autour du livre:
  • Livre emprunté à la bibliothèque


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